Le service de la voirie montré du doigt

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C’est de nouveau l’appréhension dans la quasi-totalité des villages à Maâtkas, mais aussi dans d’autres communes limitrophes au sujet du sempiternel problème du drainage des eaux pluviales, plus particulièrement à l’approche de la saison automnale où les orages risquent de causer des dégâts. C’est donc un authentique problème auquel sont confrontées les autorités locales car bien souvent le bitume subit de réels endommagements à travers l’ensemble des axes routiers et plus particulièrement au niveau des «chemins qui montent».

C’est le cas du tronçon reliant le chef-lieu communal et le village Ait-Ahmed, dit «Aâssiw» où la chaussée s’est tout bonnement transformée en «talweg». Tous les élus qui se sont succédé à la tête de la municipalité n’ont pu régler ce problème, notamment en raison de l’incivisme des riverains qui obstruent délibérément les ouvrages d’évacuation, avaloirs et autres regards et ce, dans une impunité totale. La largeur de la chaussée est tellement rétrécie qu’elle rend la circulation automobile laborieuse. Même topographie au niveau des villages Tadjdiout, Takhribt, Issoubakene, Tamadakht Ouzemour, Berkouka, Tizi Tzougart, Ighil Aouène où les eaux pluviales causent énormément de dégâts au bitume et à toute la chaussée.

«Il appartient aux services de la voirie communale d’employer la méthode dure pour dissuader ceux qui obstruent les regards. Ils doivent être mis en demeure en appliquant la réglementation qui régit ce genre d’infractions», réagira un citoyen visiblement en colère car habitant en contrebas d’un village où toutes les eaux pluviales sont redirigées. C’est vrai que les comités de villages ont perdu de leur autorité d’antan. Leur intervention, à maintes reprises, au niveau de plusieurs villages n’a pas eu l’effet escompté.

C’est dire que sans la fermeté des pouvoirs publics, il n’est pas évident de dégager des solutions durables à cette préoccupation stressante à la fois pour les villageois et les automobilistes et ce vieux problème risque encore de perdurer. Il est, par conséquent, impératif de mettre en place des mécanismes techniques, voire juridiques pour solutionner une bonne fois pour toute cette contrainte. Car, bien souvent, ce sont les habitations situées en contrebas des chaussées qui sont mises en péril, sans évoquer la perte de grandes sommes liées à la dégradation du bitume. En somme, il est grand temps de procéder au nettoyage des caniveaux et autres avaloirs et regards pour éviter bien des situations dramatiques que l’on a vécues par le passé.

I. Lounès

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