L’environnement à l’honneur à Aït Aïsaa Mimoun

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Poursuivant son cycle de débats publics, le CRAPES (Collectif de réflexion d’analyse politique, économique et sociale) a organisé, avant-hier, une rencontre avec la société civile, au niveau de la Maison des jeunes de la municipalité d’Aït Aïssa Mimoun.

Cette rencontre, à laquelle avait appelé l’association culturelle «Itri Uzekka», a été une occasion pour débattre les sujets de l’environnement et du développement durable avec des acteurs appartenant aux différents secteurs liés au thème de la conférence. Il y avait, entre autres, un médecin, un universitaire-chercheur, un entrepreneur…etc.

Dans sa communication inaugurale, le Dr Chenane Arezki, maître de conférences A(HDR) et doyen de la Faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion de l’UMMTO, a mis en exergue le concept du développement. A ce propos, il dira : «Ce concept doit tenir en compte l’aspect social, économique mais aussi culturel. C’est un développement socialement équitable, économiquement viable et écologiquement sain et vivable.

Ce vocable doit s’inscrire dans le cadre intergénérationnel, d’où la nécessité de prendre en compte les besoins des générations actuelles sans compromettre les besoins des générations futures.» Pour ce faire, le Dr Chenane préconise, d’abord, «un diagnostic du territoire pour identifier les actions à concrétiser sur le terrain sur les plans environnemental, économique et social». Enfin, l’enseignant-chercheur propose l’introduction, dès l’école primaire et maternelle, de l’éducation à l’environnement.

Pour sa part, le docteur Ali Touat est intervenu pour traiter le thème «L’influence de l’environnement sur la santé humaine». En étayant ces propos, le conférencier met en avant plusieurs facteurs. «Il y a des facteurs biologiques, comportementaux, le tabagisme, l’état psychologique et émotionnel», explique-t-il. Le Dr Touat aborde également les facteurs socio-économiques qui impactent négativement la santé du citoyen. Il citera, entre autres, l’accès aux soins, le niveau d’éducation ainsi les facteurs environnementaux, à l’image de l’air, de l’eau et du bruit.

En conclusion, le médecin relèvera que «le progrès technique pousse l’homme à une surexploitation de l’environnement. D’ailleurs, on enregistre actuellement plus de 15 millions de produits toxiques à l’échelle mondiale». Afin de donner un cachet pratique aux communications précédentes, les organisateurs ont convié un entrepreneur de la région à exposer son savoir-faire dans la récupération et le recyclage des déchets. Une entreprise située dans la zone d’activité de Tala Athmane.

L’EURL ALUVERPLAS recycle le verre pour fabriquer de la microbille de verre, qui pourra servir comme matière première pour la fabrication du carrelage, l’habillage des façades, le fond des piscines et la peinture fluorescente des autoroutes. Dans son exposé, le fils du gérant de cette entreprise, Salah Lounis, soulignera que «la récupération et le recyclage de tous les déchets d’aluminium, tels la cannete, les pistons, les culasses, consisteront à extraire à l’aide d’un four rotatif tous les rebus et la peinture, qui seront vendus aux producteurs de peinture hypoxie.

Ces déchets d’aluminium seront fondus et on obtiendra, au final, des lingots d’aluminium pur à 98 %, lesquels serviront comme matière première pour la pièce d’automobile, les coques d’avion… ». Cette entreprise, qui récupère et recycle également des huiles usées, le carton et le pneu, fait de la sous-traitance avec 126 récupérateurs à l’échelle nationale.

F. Moula

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