Les agents de sécurité du barrage de Béni Amrane, dans la wilaya de Boumerdès, poursuivent leur mouvement de protestation enclenché avant-hier dimanche. Ils dénoncent la décision de leur mise en chômage par la nouvelle entreprise de gardiennage sous-traitante, qui prévoit d’installer d’autres agents pour assurer la sécurité des lieux.
Les agents de sécurité protestataires, au nombre de 47, menacent d’un «suicide collectif en se jetant du haut des bâtiments de l’installation hydraulique», située à une trentaine de km à l’Est de la ville de Boumerdès.
«Après avoir cumulé plusieurs années de service, il est injuste de nous mettre en chômage juste parce qu’il y a changement d’entreprise sous-traitante», dénonce un des protestataires qui a évoqué «les sacrifices travailleurs pendant la période de terrorisme».
En outre, les contestataires mettent en exergue les «mauvaises conditions de travail dans ce site et le mauvais salaire perçu en contrepartie de tâches ardues». «On nous versait un salaire de 17 500 DA par mois, ce qui est loin de répondre aux besoins de nos familles, surtout devant le recul du pouvoir d’achat», s’indigne notre interlocuteur qui interpelle les autorités locales et l’inspection de travail «pour intervenir et sauver leurs emplois».
Youcef Z.

