Des habitants de Dar Djebel, un village situé dans la périphérie de la commune de Béjaïa, se sont rassemblés, hier matin, devant le siège de la wilaya pour protester contre les lenteurs accusées dans la réfection de la route principale desservant leur quartier. «Nous réclamons l’exécution du marché portant l’aménagement de la voie principale de notre quartier. L’entreprise a été désignée en novembre 2017. Entamés depuis des mois, les travaux tardent à être achevés», regrette l’un des représentants des habitants de Dar Djebel.
Après avoir adressé plusieurs requêtes aux responsables municipaux, les habitants du village se sont rassemblés, hier, en guise de protestation, devant le siège de la wilaya de Béjaïa. Par leur action, ils voulaient mettre la pression sur les responsables locaux afin de relancer le chantier à l’arrêt depuis plusieurs mois. Et pour cause, l’entreprise en charge de la réhabilitation de cette route a déserté le chantier après quelques travaux sur les accotements de la route. D’ailleurs, les dernières averses qui se sont abattues sur Béjaïa n’ont pas été sans incidences sur cette route. Les bordures de trottoirs posées par cette entreprise et la couche du TVO ont été carrément emportées par les crues, rendant la route impraticable. Après l’action de protestation des villageois de Dar Djebel, l’entreprise engagée sur ce chantier a repris le travail.
Néanmoins, les travaux sur cet axe routier avancent laborieusement, pénalisant du coup les habitants de cette localité qui menacent de radicaliser leur mouvement de contestation si les travaux ne seront pas achevés avant la saison hivernale. À noter que la réhabilitation de la route et le bitumage de toutes les impasses du village figurent dans le programme de modernisation du réseau routier de la commune. À ce sujet, le vice-président de l’APC de Béjaïa, chargée des travaux, impute l’arrêt des travaux à «la pénurie de bitume». «Le quartier Dar Djebel a bénéficié de deux programmes. Le premier porte sur la réfection de la voie principale et l’autre d’un montant de 3,6 milliards de centimes, actuellement au stade de procédures administratives, porte sur l’aménagement de toutes les impasses dudit quartier», a-t-il expliqué.
F. A. B.

