Les chiens errants prolifèrent !

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Les chiens errants continuent de se multiplier en toute quiétude dans la commune de Boudjellil, menaçant la sante publique, car ils sont susceptibles de propager des affections graves, comme la rage et la leishmaniose. Ces canidés se déplacent d’un lieu à l’autre en meutes, provoquant la peur et la panique des habitants de la région. Le spectacle dépassait tout entendement à Béni-Mansour où, lundi dernier, une meute composée de 07 chiens adultes rodait à la sortie nord du village.

D’autant plus qu’il existe un CEM à quelques dizaines de mètres où ces canidés gambadaient sans être inquiétés. Les collégiens et les habitants de cette localité vivent sous la menace persistante de cette meute, qui pourrait s’attaquer à eux et les déchiqueter. Ce n’est malheureusement pas le seul village à être confronté à ces animaux dangereux. Il en est de même pour Boudjellil, Tala-Lbir et Tigrine. Cependant, ces chiens sont beaucoup plus présents aux alentours immédiats de l’oued Assif-Aabbas, où ils fouinent dans les tas d’ordures à la recherche de nourriture.

La lutte contre ces vecteurs de plusieurs maladies parasitaires, notamment, n’est malheureusement pas enclenchée, ce qui leur a permis de se multiplier et de former des meutes menaçantes pour la vie de la population locale. Mais d’aucuns déplorent les procédés atroces utilisés pour éliminer ces animaux et consistant en leur abattage avec des fusils de chasse ou leur empoisonnement, sachant qu’ils sont après tout des êtres vivants. «J’aurais aimé que la commune dispose d’une fourrière canine pour, au moins, épargner à ces chiens, les meilleurs amis de l’homme, un abattage dans des conditions atroces», préconise un habitant de Boudjellil.

Syphax Y.

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