Dans toutes les localités du Sahel, et tout au long de ce mois de Ramadhan, bacs à ordures, poubelles et espaces nus ont commencé à gonfler à vue d’œil sous les bombardements intensifs de sachets débordant de restes d’aliments et de toute une variété de déchets ménagers. On jette plus qu’on mange sans se soucier des conséquences d’un tel gaspillage des produits alimentaires et encore moins de ce qu’engendre l’amoncellement de tous ces déchets sur le cadre de vie en particulier et de l’environnement d’une manière générale. Pis encore, la situation a été aggravée par la grève cyclique des communaux, éboueurs inclus, au niveau de la daïra de M’Chedallah, à raison de trois jours ouvrables par semaine.
En dépit des moyens de collecte d’ordures dont le nombre a été doublé il y a une année à peine à travers toutes les communes de la région, il est impossible d’enlever autant de tas de déchets que les poubelles et les bacs à ordures n’ont pu contenir. Les routiers se mettent de la partie en jetant leurs sacs poubelles sur les accotements de la totalité des axes routiers nationaux et vicinaux de la région. Ce sont des amoncellements de sachets qui se sont formés des deux côtés de ces routes, à l’image des RN05, 15, 30 et 26 que des commerçants indélicats démunis de toute forme de civisme alimentent en cartons d’emballage vides, de sacs en jutes et de cageots en plastique détériorés.
Ce hideux décors relaté les années précédentes à travers ces mêmes colonnes a fait réagir les municipalités et le mouvement associatif à travers des opérations de nettoyage et d’enlèvements d’ordures d’envergure qui ont fait tache d’huile à travers toute la région de la daïra de M’Chedallah. Hélas, «chassez le naturel, il revient au galop», disait l’adage. Car c’est de nouveau le retour à la case départ. En fait, il ne suffit pas de lancer de vastes campagnes de nettoyages mais ce qu’il faudrait plutôt c’est un changement des mentalités.
Dès le jeune âge, il est impératif d’inculquer aux enfants les notions du civisme et la protection de l’environnement pour en faire une fois à l’âge adulte des citoyens conscients. Devant cette prolifération des déchets ménagers, le législateur doit inclure à l’avenir des lois répressives contre les pollueurs dont les agissements néfastes sur l’environnement et par ricochet sur la santé publique ne sont plus à souligner.
Oulaid Soualah

