MAÂTKAS – Une unité de pompiers réclamée par les villageois – Les explications du colonel Mohamedi

Le directeur de la Protection civile de la wilaya de Tizi-Ouzou, le colonel Brahim Mohamedi, a rencontré, jeudi dernier, des délégués des comités de villages de la daïra de Maâtkas qui réclament l’installation d’une unité de pompiers dans la région.

Lors de la rencontre qui a eu lieu, en effet, au siège de la daïra en présence du responsable sous-préfectoral et des élus locaux des communes rattachées à la daïra, des explications ont été données de part et d’autre pour justifier l’impérative installation d’une unité de pompiers dans la région. Pour la coordination représentant des délégués de comité de villages, l’urgence de créer cette structure est justifiée par les derniers sinistres qui ont détruit des vergers et menacé la vie des villageois durant les dernières saisons estivales.

«Notre région, fortement exposée au risque de feux de forêts, qui est aggravé maintenant avec l’arrivée du gaz de ville, souffre et paye les frais de l’absence d’une telle structure. Maintes fois, des catastrophes n’ont pu être évitées que grâce à la vigilance et la mobilisation des citoyens. Ceci dit, cela n’a pas empêché le recensement d’énormes dégâts matériels, aussi bien dans le patrimoine oléicole, le cheptel, l’élevage avec la destruction de plusieurs poulaillers et même des habitations.

La promesse de prendre en charge cette doléance n’a jamais été tenue malgré qu’elle ait été réitérée plusieurs fois par les responsables, notamment plusieurs walis qui se sont succédé à la tête de la wilaya. Aujourd’hui, nous remettons ça sur le tapis parce que la nécessité se fait encore plus sentir et le risque est revu à la hausse», ont plaidé les intervenants parmi les délégués des comités de villages.

De son côté, le directeur de la Protection civile, le colonel Mohamedi Brahim, tout en reconnaissant la légitimité de la revendication et la grande vulnérabilité de la région dans le domaine, expliquera que l’installation d’une unité secondaire dans la daïra est tributaire de plusieurs facteurs, dont une assiette foncière répondant aux critères en la matière, comme la superficie et l’emplacement, «chose qui fait défaut actuellement», dira-t-il.

Comme solution de rechange efficace, il préconisera d’accentuer les efforts sur la réalisation d’un poste avancé sur l’assiette affectée par l’APC, l’actuel parc communal, et doté d’une enveloppe de trois milliards de centimes, mais qui se trouve bloqué à cause des restrictions financières imposées par les pouvoirs publics ces dernières années. «Personnellement, je vais aviser le wali et mes supérieurs pour le dégel de ce projet. Le chef de daïra, l’APC et les comités doivent appuyer cette démarche», a-t-il promis. Concernant le manque du foncier, les présents ont fait remarquer l’abondance de terre affectées à l’agriculture… que l’État peut récupérer si volonté il y a, et ce par l’entremise de décision de rétrocession.

Comme urgence pour l’été prochain, le directeur a promis d’installer une cellule au niveau de l’ex-siège de la police communal, «s’il répond aux normes et commodités nécessaires. Sinon, des réaménagements s’imposeront», précisera-t-il, en proposant aussi de voir avec l’APC pour l’affectation d’un autre espace. Sur ce chapitre, les délégués de la population ont proposé la récupération de l’ex-siège de la gendarmerie nationale en attendant le poste avancé ou l’unité secondaire qui doivent être réalisés dans un délai respectable.

Rabah A.