Avec le retour des grives dans la région, notamment de la vallée de la Soummam, les petits chasseurs ne sont pas restés les bras croisés et ont commencé à chasser ces passereaux à la chair comestible et succulente. En effet, ces chasseurs occasionnels, des jeunes pour la plupart, s’adonnent depuis quelques jours à la chasse aux grives dans les vergers oléicoles, qui pullulent dans ces contrées charnières de la Soummam.
Joignant l’outil à l’agréable, ils posent des pièges à ces oiseaux migrateurs, en jetant des filets dans les coins susceptibles de les abriter, afin d’en rafler le plus grand nombre. Il faut savoir que ce gibier se pose là où il y a de la nourriture, à savoir les oliviers pourvus en olives, le sol infesté d’insectes, les points d’eau… Une fois, attrapés, ils sont mangés rôtis sur le feu dans un petit festin. Le surplus de ces rafles est vendu alors sur les accotements des routes ou les marchés.
Comme cela est le cas au marché hebdomadaire de Tazmalt, où l’on a constaté ce commerce saisonnier, où ces passereaux sont vendus à 150 DA l’unité, cette année. A noter que le prix des grives abattus ne cesse d’augmenter d’année en année. Ceux qui n’ont pas le temps de les chasser ou qui n’ont pas les moyens préfèrent en acheter quelques-uns pour les déguster en famille. Il faut savoir que la particularité de ces grives réside dans le fait que leur chair est bio et ne comporte pas de produits chimiques puisqu’elles vivent dans la nature et se nourrissent d’olives, de grains et d’insectes.
S. Y.

