Les habitants du village Ouled Aïssa et des hameaux environnants, à la périphérie de la ville de Draâ El-Mizan, souffrent toujours du manque d’eau. «Nous sommes écartés du programme de distribution.
A vrai dire, nous n’avons jamais suffisamment d’eau même si nous recevons ce liquide une fois tous les deux jours», fait savoir un habitant. Et un autre d’enchaîner: «Pour que ce liquide arrive dans tous les foyers, nous effectuons une véritable gymnastique. Les foyers en amont ne reçoivent l’eau que si ceux situés en aval ferment leurs robinets.
Et ce n’est pas facile de convaincre tout le monde de suivre la consigne. Il faudra, donc, manipuler les vannes. En tout cas, si le problème de réalisation d’un réservoir propre à notre village et tous les hameaux avoisinants n’est pas réglé, le manque sera éternel. Même en hiver, nous souffrons de ce problème, c’est aberrant !». Un autre intervenant dira que le réservoir situé au lieu-dit Tazrout-centre ne peut pas satisfaire tout le monde.
Les citoyens rencontrés interpellent de vive voix aussi bien les responsables locaux que ceux de l’hydraulique à prendre en considération cette revendication. «Nous espérons que les concernés nous écouteront parce que si en hiver nous sommes confrontés à ce manque, l’été, c’est le calvaire», conclut-on. Sur un autre registre, le chemin qui traverse ce village se trouve dans un état de délabrement avancé.
Certes, l’axe routier, qui relie toute la ville vers les villages de la périphérie, a été bitumé, il y a eu quelques années, mais le passage des différents réseaux (eau potable, gaz naturel), a fortement endommagé la chaussée au point que le croisement de deux véhicules est devenu impossible. «Pourtant, pensent les automobilistes qui l’empruntent, son élargissement est possible puisque ce n’est pas l’espace qui manque !».
A noter aussi que cette route sert de raccourci aux automobilistes désirant se rendre à Bouira. Par ailleurs, cette localité a été raccordée au réseau de la téléphonie fixe, après la construction d’un poste MSAN au quartier dit l’Abattoir.
Amar Ouramdane

