La neige a obstrué la RN30 au niveau du col de Tizi N’kouilal, bloquant ainsi toute circulation automobile entre deux versants du massif du Djurdjura.
La poudreuse, qui s’est accumulée au sommet du col pour atteindre deux mètres de hauteur, mettra plusieurs semaines pour fondre et libérer la route, si, bien sûr, d’autres d’autres tempêtes de neige sur ces hauteurs culminant 2 000 mètres d’altitude ne surviennent pas.
Sur le tronçon de 10 km entre le village Imezdhourar et le col, les services de la STP, aidés par les militaires, ont réussi à rétablir la circulation depuis deux semaines, à l’aide de chasse-neiges et de l’épandage de sel.
Mais il n’en demeure pas moins que les derniers kilomètres, avant d’atteindre le col, où se trouve le poste avancé des militaires, sont extrêmement dangereux à cause du verglas et d’une épaisse couche de neige, qui a «enseveli» plus de la moitié de la chaussée par endroits. Plus bas, entre le tunnel et le village Ath Hamadh, ce sont des tas de galets, de la boue et de gros rochers qui occupent la partie supérieure de la chaussée.
En dépit de l’état non carrossable de la route, des centaines d’amoureux de la nature et amateurs de sensations fortes s’aventurent jusqu’à proximité du col, malgré le fait que le croisement entre deux véhicules légers est pratiquement impossible à plusieurs endroits. Sur certains points, la chaussée s’est extrêmement rétrécie et permet difficilement le passage d’un seul véhicule, d’autant plus que le côté bas est bordé de vertigineux précipices.
On ne s’en sortirait pas indemne d’une chute à ces endroits. Jeudi dernier, il a été constaté de visu des affaissements dangereux de la chaussée. A cela s’ajoutent des glissières ébranlées. Les affaissements s’aggraveront avec l’arrivée du beau temps, à partir de la mi-mars, dans le cas où des ouvrages de consolidation ne seraient pas réalisés en toute urgence, notamment le système de gabionnage.
O. S.

