La sécheresse, qui perdure depuis des mois déjà couplée d’une canicule « exceptionnelle », provoque l’appréhension et l’inquiétude des paysans et autres propriétaires de vergers oléicoles de la région de l’est de la wilaya de Bouira.
En effet, bon nombre de fellahs vivent la peur au ventre et ce, à cause de la sécheresse qui sévit depuis des mois, laquelle se répercute sur le parc arboricole local. Dans la région de la vallée du Sahel (à l’est de la wilaya), cette situation est vécue comme un cauchemar réel, car les oliviers sont confrontés pour la énième fois à une sécheresse qui perdure encore. Comme constaté dans plusieurs oliveraies, à l’instar de celles de Chorfa, Ath Mansour, Ahnif et M’Chedallah pour ne citer que ces localités, des oliviers se trouvent mal-en-point avec des signes qui ne trompent pas: des feuillages jaunis par la puissance du soleil et le manque d’eau.
Les olives subissent également les contrecoups de la sécheresse, avec un assèchement inquiétant et un ralentissement de la croissance. Le volume de ces fruits oléagineux n’évolue guère avec l’absence de l’eau. Dans cette région du Sahel, des centaines d’oliviers sont laissés « involontairement » à l’abandon par leurs propriétaires, étant donné que la plupart n’ont pas les moyens de porter « secours » à ces arbres oléagineux, menacés par la sécheresse, car il leur faudra des forages ou tout au moins l’achat de citernes d’eau, lesquelles coûtent pas moins de 1 500 DA l’unité.
« Je possède un verger de trois cents oliviers, mais je n’ai malheureusement pas les moyens financiers et les équipements afin de les irriguer ! Cela dépasse mes capacités financières », déplore un paysan d’Ahnif, qui voit impuissant ses oliviers s’assécher sous la chaleur torride sans pouvoir les irriguer. Et d’ajouter dans la foulée : « Pour mon cas, seule les pluies peuvent raviver et sauver mes oliviers d’une sécheresse plus que jamais menaçante. Je croise les doigts pour voir un orage éclater ces jours-ci », affirme notre vis-à-vis.
Y. S.

