CHORFA – A l\’approche de l\’Aïd El-Adha – Les points de vente informels de moutons foisonnent

A moins d’une quinzaine de jours de la fête de l’Aïd El Adha, l’effervescence commence déjà à s’emparer des ménages pour l’achat du mouton à sacrifier.

En effet, les discussions tournent ces jours-ci autour des prix du mouton de l’Aïd et des points de vente de cette bête sacrificielle. D’ores et déjà, des enclos sont aménagés dans la localité de Chorfa pour ne citer que celle-ci, où des moutons et autres agneaux sont proposés à la vente. Au chef-lieu communal de Chorfa, comme constaté dimanche dernier, un enclos a été créé par des vendeurs de ce cheptel sur l’accotement de la RN15.

Plusieurs têtes d’ovins étaient parquées à cet endroit pour la commercialisation. Certes, ce n’était pas l’engouement de la part des citoyens de la localité et des visiteurs, mais cela n’empêche pas quelques pères de familles d’y faire un crochet pour s’enquérir des prix. Ceux-ci sont, de l’avis des chefs de familles accostés sur les lieux, « excessifs ». Les tarifs tournent dans la fourchette de 37 000 à 52 000 da le mouton. « Un simple mouton ne coûte pas moins de 37. 000 da. C’est vraiment excessif comme tarif. Il faudra toujours négocier âprement avec les maquignons pour pouvoir se permettre un mouton à un prix qui sied à son salaire. Bon, il reste encore une quinzaine de jours, peut-être entre-temps, les prix auront baissé un peu et on pourra s’offrir un mouton pour les enfants surtout.  » espère ce père de famille. Pour leur part, les vendeurs estiment que les prix sont « raisonnables », vu les charges que ces animaux engendrent comme l’aliment qui s’est renchéri dernièrement.

« A mon humble avis, les tarifs des moutons que je propose sont raisonnables. L’aliment des ovins s’est renchéri, en sus des autres charges.  » affirme sans avoir froid aux yeux ce vendeur ou à vrai dire maquignon. Sur un autre registre, les autorités communales de Chorfa ont informé via un communiqué rendu public qu’une aire réservée à la vente des ovins a été aménagée près du parc communal. L’APC invite à cet effet, les vendeurs des ovins à acheminer leurs troupeaux vers cet espace où le contrôle vétérinaire sera assuré. Dans le même sillage, l’APC a interdit les points de vente informels des cheptels aux abords des routes.

Y. S.