VALLÉE DU SAHEL – Campagne de fenaison – Les préparatifs vont bon train

La campagne de fenaison interviendra dans quelques jours seulement, le temps que les herbes à sarcler s’assèchent. Cette opération est entamée généralement à partir du mois de mai de chaque année, période durant laquelle les températures commencent à grimper sensiblement, ce qui fait accélérer le séchage des herbes et autres fourrages destinés à l’alimentation du bétail.

Dans la vallée du Sahel, région agropastorale par excellence, la campagne de fenaison n’a pas encore commencé, mais les paysans de ces contrées rustiques sont en pleine préparation afin de la mener dans les bonnes conditions requises. Les petits fellahs sont, donc, en train de préparer tout «l’attirail», pour réussir l’opération. Les préparatifs vont bon train alors dans ces contrées qui ont vu la croissance d’un couvert herbacé assez touffu, aidé dans cela par la bonne pluviométrie enregistrée depuis le début de l’année en cours.

Dans les prairies et autres champs plantés d’oliviers, les fourrages semés et autres herbes qui ont poussé naturellement commencent à se faner et à sécher, préludant d’un début tonitruant de la campagne de fenaison qui interviendrait assurément à partir du mois de mai pour se prolonger jusqu’à juin, voire même le début du mois de juillet dans certains endroits. Les outils pour le sarclage des herbes sont ainsi «revisités» par les paysans des différentes localités de la région.

Au marché hebdomadaire de M’Chedallah, les agriculteurs ont pris d’assaut, mardi dernier, les points de vente des outils de paysannerie et autres quincaillerie à la recherche de faux, de sarcloirs et de faucilles bien aiguisés afin de mener à bien l’opération du sarclage, cela pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir les services d’une faucheuse-botteleuse. Une virée dans ce marché plein comme un œuf a renseigné sur l’augmentation des outils et autres matériels de paysannerie, notamment ceux qui sont utilisés dans la fenaison, et ce à cause de la demande qui s’est accrue ces derniers jours sur eux.

Ainsi donc, les tarifs recueillis sur place ressortent que la lame du sarcloir ou la faux coûte entre 1 800 et 4 500 DA, et ce selon la qualité, et le bras en bois coûte entre 500 et 1 500 DA. La faucille artisanale fabriquée par les forgerons coûte 250 DA, alors que celui importé de Chine notamment il caracole entre 450 et 650 DA l’unité. Les fourches quant à elles sont cédées entre 1 100 et 1 300 DA l’unité. Dans tout ce «patchwork» d’outils de différents tarifs et de marques, les fellahs avaient vraiment l’embarras du choix.

Ils cherchent des outils aiguisés, à bon prix et de bonne qualité à la fois pour exécuter les différentes tâches champêtres qui les attendent, comme à juste titre la fenaison, maintenant que l’opération de taille, d’élagage et de greffage des arbres fruitiers, en particulier des oliviers, est achevée.

Y. Samir