Le tronçon de la RN15 traversant la localité de Chorfa, sur une distance de plus de 2 km, est dans un piteux état. Pourtant, sa réhabilitation a été inscrite depuis belle lurette, mais elle n’a jamais été menée à terme. En effet, la chaussée a été décapée il y a plus de deux ans, en prévision de son revêtement, mais rien n’a été suivi, au grand dam des usagers, nombreux à fréquenter ce tronçon.
Ainsi, chaque jour, les automobilistes sont contraints d’emprunter une route toute cabossée et très abîmée. Le tronçon est truffé de nids-de-poule, d’ornières et autres bosses. La circulation est y laborieuse et est à l’origine de bouchons interminables. En hiver, lorsqu’il pleut, la route se transforme en piscine à ciel ouvert, étant constamment inondée par les eaux pluviales.
C’est le cas ces derniers jours avec les importantes intempéries enregistrées, ayant rendu cet axe totalement impraticable. Au quartier Amezaourou, de grandes mares d’eau se sont formées et le bitume est inondé par les flots. Par manque d’ouvrages d’évacuation des eaux pluviales et d’entretien, ces dernières submergent la route en la fragilisant dangereusement. Situation qui cause d’énormes bouchons à hauteur de ce quartier, qui connaît fréquemment des inondations.
Sur le même tronçon, d’autres points sont recensés et répertoriés comme étant «inondables». Si une telle situation se reproduit à chaque averse, c’est parce que les ouvrages d’évacuation existants sont sous-dimensionnés et ne peuvent recevoir tous les flots. A certaine endroits, les avaloirs sont carrément bouchés.
Dans d’autres, nulle trace d’avaloirs ou de conduits d’évacuation des eaux pluviales. Il est utile de préciser que la même voie avait bénéficié, il y a moins d’une décennie, d’importants travaux dans le cadre de la modernisation du boulevard, qui est en fait un axe de la même route. Les travaux exécutés concernent les trottoirs, l’installation d’un réseau neuf de l’éclairage public et le revêtement en BB de la chaussée.
Seulement, le bitume n’a pas résisté longtemps avant de subir des dommages. En effet, des mois après la livraison des travaux, le bitume a commencé à montrer les premiers signes de dégradation, à cause, entre autres, du passage incessant des camions de gros tonnage. Ce qui a amené les services de la DTP de Bouira à inscrire une nouvelle opération de revêtement de ce tronçon. Des travaux de décapage ont été donc entrepris, puis rien. La population de cette commune attend toujours le lancement des travaux de revêtement de cette route à même d’améliorer les conditions du trafic routier.
D. M.

