Le chemin vicinal reliant les lieux-dits Aârouche et La Casse, traversant plusieurs villages d’Aït Arif, ne cesse de se détériorer. D’ailleurs, il est à la limite de la praticabilité depuis plusieurs années à tel point que les automobilistes préfèrent l’éviter même s’ils doivent faire de grands détours.
Son revêtement, pour lequel une enveloppe de 50 millions de dinars a été allouée par la Direction des travaux publics (DTP) dans le cadre du Plan de développement sectoriel (PDS), annoncé depuis le début du mois de juin passé, n’a même pas été entamé.
« On se souvient de la promesse de sa totale réfection dans les plus brefs délais donnée en juin dernier. L’entreprise s’est installée sur les lieux et a commencé les travaux préliminaires, comme le décapage et autres. Mais à la surprise générale, elle a plié bagages quelque temps après pour ne plus revenir. De ce fait, nous continuons à subir les frais du mauvais état de ce chemin que nous sommes contraints d’emprunter plusieurs fois par jour », dira un transporteur de voyageurs desservant la localité.
Long de 9. 8 km, il est non seulement en état de dégradation avancé, comme c’est le cas au niveau des villages Izanouthen et Tagroudja, particulièrement tout près de l’école Yahia Ali, mais représente également un danger, vu l’affaissement de la chaussée visible à certains endroits.
C’est également le cas sur un tronçon situé un peu plus loin que le village Menasra, où un pont enjambant un cours d’eau menace tout simplement ruine. «Imaginez que ce pont s’effondre au passage de véhicules, les dégâts alors seraient facilement imaginables», dira un riverain.
La complexité de ce parcours a été rendue encore plus difficile par les travaux des conduites d’assainissement opérés ces derniers temps entre les villages Menasra et Izanouthen.
En effet, des amas de terre sont entreposés à même la chaussée déjà rétrécie par les dégradations sur les côtés, dues aux eaux de pluie qui ne sont pas canalisées à cause de l’absence de caniveaux et autres ouvrages nécessaires.
Rabah A.

