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L’insalubrité infeste le barrage Taksebt

La prolifération des déchets de toutes sortes sur les accotements des routes longeant le barrage de Taksebt devient par la force du temps, un fléau difficile à éradiquer.

La réalisation du barrage hydrique de Taksebt, récupérant à son aval les eaux de la majestueuse montagne de Djurdjura, notamment par ses rivières telles que celles de Thakhouth, Aït Aissi et Ath Irathen, est une aubaine pour toute la population.

Malheureusement, ses accotements sont infestés de détritus qui jonchent à ciel ouvert. Faut-il rappeler qu’il y a une douzaine d’années de cela, les robinets des ménages étaient à sec. Un manque qui s’accentue crescendo à l’arrivée de la saison des grandes chaleurs. Puis vint la mise en service de ce grand barrage hydrique en 2007 au grand soulagement des habitants de la wilaya.

Hélas, cette joie d’être étanché de la soif risque d’être altérée faute de civisme. Des amas d’ordures en tout genre viennent se greffer au joli décor qu’offrait cette infrastructure hydrique. Des déchets qui s’amoncellent de plus en plus, rendant le site hideux mais surtout dangereux pour la santé publique.

Le spectacle est identique sur tout son long saisissant et frappant. Au premier regard, le visiteur ou toute autre personne qui osera s’y aventurer pour se détendre ou changer d’air, rebroussera chemin à cause des saletés empoisonnantes.

La liste de ces déchets s’allonge du jour en jour, principalement les cannettes, les bouteilles en vers, en plastiques, en carton, ou encore des sachets et autres déchets de tous genres.

Plus grave encore, des corps d’animaux morts sont jetés au fonds du barrage et parfois sur ses rives, dégageant ainsi une odeur insoutenable gênant considérablement les automobilistes. Bien que des associations tirent la sonnette d’alarme sur cette situation catastrophique, mais cela ne suffit pas, car les mauvaises habitudes (jeter n’importe où) ont pris le dessus.

Des campagnes de sensibilisations et de nettoyages ont été menées dans ce sens par de nombreuses associations activant dans les localités limitrophes, mais en vain car aussitôt, les déchets refont surface.

Dans ce sens, un propriétaire d’un terrain, du côté de la commune d’Irdjen, longeant la rive du barrage en question, dira : «Je me rends quotidiennement dans mon champs et sur mon chemin, je ramasse de nombreux déchets, mais chaque jour je retrouve encore plus.

Pire encore, plusieurs fois des personnes sans scrupule jettent des beines entières de détritus de tous genres, sans se soucier des conséquences ni du danger».

Youcef Ziad.

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