Les dirigeants de l’OSEK ont de quoi s’arracher les cheveux ou se mordre les doigts. Et pour cause, ils viennent de rater, d’une marche, le sésame de l’accession. S’il y a bien une équipe qui doit avoir des regrets d’être passée très près de quelque chose de remarquable en Régionale 1, c’est certainement l’Olympique El-Kseur qui a rivalisé avec les ténors du groupe et la deuxième place qu’il a occupée est la preuve que la formation des Bleus pouvait aspirer à plus.
Les supporters estiment que le club a réussi sa saison, exprimant toutefois des regrets concernant les ratages commis face à des équipes à la portée des coéquipiers de Meklat qui furent fatals pour une équipe ambitieuse comme l’OSEK. Mais voilà, il faut dire que l’OSEK ne repose pas sur un matelas financier confortable, à l’instar des autres formations pour accéder en division supérieure, où le dernier mot est revenu au CMT, sacré champion de l’édition après son succès face justement à l’OSEK (1 – 0) et c’est surtout cette défaite qui a fait échouer les Olympiens dans leur entreprise.
Les dirigeants de l’OSEK ont de quoi s’arracher les cheveux ou se mordre les doigts. Et pour cause, ils viennent de rater, d’une marche, le sésame de l’accession. C’est le temps des regrets. Rater un championnat lors de l’ultime journée du championnat ne peut que faire naître énormément de regrets, surtout lorsque l’on a été constamment à la première loge. C’est la situation vécue par l’équipe de l’OSEK, qui avait tant cru à une montée au palier supérieur pour, en fin de compte, se faire coiffer sur le fil par le CM Tidjelabine. Cette désillusion de l’OSEK ne doit en aucun cas faire oublier l’excellent parcours réalisé par les joueurs du duo d’entraîneurs Yacine Abdiche et Yacine Amaouche, qui n’ont pas démérité tout au long de la saison.
En effet, au terme d’une saison riche et régulière en matière de résultats, les camarades du capitaine Redouane Terki sont parvenus à terminer à la seconde place. Il faut dire, qu’en dépit de tous les facteurs défavorables rencontrés, le défi a été relevé au-delà de toute espérance. On peut dire donc sans se tromper que les Bleus d’El Kseur ont réalisé, cette année, l’une de leurs plus belles saisons, sinon la meilleure depuis bien longtemps.
Des statistiques d’un champion
«Nous avons fait le déplacement à Tidjelabine avec l’attention de revenir avec la totalité des points et réalisé le rêve de nos supporters, mais ce jour-là les conditions n’étaient pas réunis avec un arbitrage titillant qui a eu peur lors de cette rencontre, en plus on a eu deux blessés. On a même inscrit deux buts qui nous ont été refusés.
Certes nous avons raté l’accession, mais nous sommes à la deuxième place. C’est tout de même un parcours jamais réalisé depuis notre accession en Régionale 2», a déclaré le président Yazid Amirouche, avant d’ajouter : «Cela n’a pas été possible que grâce à la volonté des joueurs. Ces derniers y ont cru jusqu’au bout, sans oublier le bon travail effectué par le staff technique, les dirigeants et nos supporters qui ont joué également un rôle important. Ceci dit, l’OSEK a effectué un parcours de champion».
En effet, avec 63 points au compteur, les Olympiens sont classés en seconde position échouant de peu pour réussir une accession. Les coéquipiers du buteur Bachir Baour ont réussi à s’offrir 19 victoires sur les 30 matchs disputés, tout en faisant match nul à six reprises. L’OSEK a laissé des plumes en s’inclinant cinq fois. La ligne d’attaque a frappé fort avec 69 buts inscrits, c’est-à-dire avec une moyenne de 2.3 buts par matchs, ce qui fait d’elle la meilleure du championnat 2018/2019. L’OSEK possède aussi la meilleure arrière-garde du groupe, elle qui encaissa 16 buts, ce qui fait une moyenne de 0.53 but encaissés par rencontre.
La formation chère au président Yazid Amirouche justifie par conséquent sa seconde place acquise au classement final. L’OSEK aurait, donc, pu prétendre à l’accession au palier supérieur si elle avait bien su négocier certaines rencontres qui étaient, pourtant, largement à sa portée. Maintenant que la messe est dite, avec l’accession de la formation de Tidjelabine, il revient aux dirigeants d’El Kseur de penser dès à présent à la nouvelle saison pour l’entamer dans les meilleures conditions. Si les dirigeants arrivent à garder le même effectif, il ne fait pas de doute que les Olympiens auront leur mot à dire lors du prochain exercice, à condition aussi que les moyens financiers suivent.
Samy H.

