Moins de 10% de couverture

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De tous les secteurs du développement local dans la commune de Souk El-Tenine, l’assainissement est le volet qui pose le plus de tracasseries aux habitants des villages et des hameaux et un casse-tête pour le maire et les élus locaux.

Selon le P/APC, le taux global de couverture ne dépasse pas les 10 % des besoins réels de la commune. Le comble, dit-il, «c’est que, dans bien des cas, au lieu de procéder à la réalisation de nouveaux réseaux, l’on se retrouve, avec les maigres PCD (plans communaux de développement), à rafistoler les anciennes conduites.»

Les anciens réseaux présentent des lacunes un peu partout, vu leur état de vétusté et leur diamètre réduit et nécessitent une réhabilitation. Des éclatements et des avaries sont enregistrés dans plusieurs endroits, provocant un désastre sur la nature et constituant un authentique danger sur la santé publique. Donc, elles deviennent des priorités et des urgences à prendre en charge.

«Elles engloutissent beaucoup d’enveloppes financières censées être consacrées à de nouvelles réalisations en la matière. Nous parvenons à peine à placer deux à trois millions de dinars pour la mise en place d’un réseau de 300 à 400 m linéaires, comme ce que nous avons fait récemment pour les deux villages Ichaouadhiyine et Amalou.

Le plus important réseau que nous avons réalisé, sous notre mandat, n’a pas dépassé les 900 m linéaires pour un montant de cinq millions de dinars, alors que les besoins sont de loin plus énormes», affirmera M. Khermous, le P/APC. Cet édile nous précisera que les autorités chargées du secteur ont promis d’allouer une enveloppe financière conséquente dans le cadre des PSD (Plans sectoriels de développement), mais en vain.

En attendant, beaucoup de villages, où beaucoup de citoyens se rabattent sur les fosses sceptiques, continuent de souffrir. Il nous citera parmi ces villages où n’existe aucun réseau d’assainissement, Ighil Boukladi, Amalou, Ait Izdi ou encore le quartier peuplé de Vougouzadh, pourtant situé tout près du chef-lieu.

Rabah A.

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