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Alors qu’une décision de fermeture de la SOCERCA Amizour a été prise

Le P/APW interpelle le ministre de la PME/PMI

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En dépit de nombreuses rencontres entre les responsables de la société et le partenaire social, la situation est restée telle qu’elle, à savoir une paralysie quasi totale de la production.

La décision de liquidation de la société de production et commercialisation de la céramique et carreaux sol d’Amizour, a fait sortir le président de l’Assemblée populaire de wilaya de ses gonds lequel a saisi, par lettre datée du 21 courant, le ministre de la Petite et Moyenne entreprise et Petite et Moyenne industrie pour attirer son attention sur les conséquences qui en découleraient de cette décision.
Il entame sa missive par cette remarque très pertinente en rappelant au ministre que le sort de quelques cent trente familles est lié à cette société en plus du fait qu’au-delà de son rôle socioéconomique, cette unité de production a réussi à marquer de son empreinte cette région de la wilaya.
Il enchaîne en attirant l’attention du ministre sur l’éventualité que des forces occultes au sein des instituions hiérarchiques s’emploieraient depuis longtemps à vouloir déstructurer cette entreprise dans le but de parvenir à sa dissolution alors que les travailleurs par le biais de leurs représentants n’ont cessé de proposer un plan de redressement mais hélas constateront un immobilisme à considérer comme une passivité active à l’encontre d’un intérêt public que représente l’existence de cette unité.
En conclusion, Hamid Ferhat tout en refusant de s’étaler sur les conséquences néfastes aggravées dans le cas où la passivité constatée jusque-là atteint aussi le ministre, menacera de porter devant l’instance judiciaire le problème enduré par ces travailleurs si aucune solution n’est envisagée.
Il est utile de rappeler qu’étant en grève depuis le 2 mai, les travailleurs de l’unité SOCERCA ont observé un sit-in le 5 du mois courant devant le siège de la wilaya pour justement manifester leur opposition à la liquidation de leur unité et crier leur raz-le-bol de la situation qu’ils endurent laquelle ne cesse de se détériorer.
Cette situation est née après que leur tutelle ait pris la décision en novembre dernier, de liquider cette unité alors que les travailleurs proposent plutôt un plan de redressement de la société pour l’amélioration de l’outil de travail pour assurer une meilleure qualité du produit.
C’est ainsi qu’ils rejettent cette décision de fermeture tout en dressant une plate-forme de revendications incluant entre autres, une augmentation des salaires et une rénovation des équipements de production jugés archaïques.
Hélas, en dépit de nombreuses rencontres entre les responsables de la société et le partenaire social, la situation est restée telle qu’elle, à savoir une paralysie quasi totale de la production.

A. Gana