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Draâ Ben Khedda

48e jour de grève à la laiterie

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Cela fait 48 jours que la laiterie de Draâ Ben Khedda de Tizi-Ouzou (ex ORLAC) est paralysée par une grève générale déclenchée par les travailleurs, depuis le 9 octobre dernier, pour exiger la reprise par l’Etat de cette ex-société publique, cédée en 2008 à un privé dans le cadre de la politique de privatisation des entités économiques publiques.
Contacté hier par téléphone, M. Aired, le propriétaire de cette entreprise, réitère son sentiment qu’il s’agit là « d’une affaire politique » et a tenu à dénoncer « la passivité de certaines autorités locales. »
Ainsi, le patron de cette importante laiterie interpelle qui de droit pour une intervention immédiate pour « mettre fin à cette anarchie qui n’a que trop duré ». Notre interlocuteur ajoutera qu’ »on n’est pas dans la jungle, le secteur économique, même privé est sensé être protégé par la loi », tout en sous entendant que « la laiterie de Draâ Ben Khedda est entrain de subir le même sort que celui de la laiterie de Msila, il y a quelques mois ». Depuis l’enclenchement de cette grève, pas moins d’une cinquantaine de travailleurs ont été licenciés. Le chiffre a été confirmé par le même responsable.
Ainsi, d’après M. Aïred, « sur un total de 370 travailleurs, cette minorité de travailleurs impose son dictat, et chaque jour, très tôt le matin, ils investissent les lieux et bloquent l’accès principal en empêchant le reste des travailleurs d’accéder à l’intérieur pour reprendre leur travail ». Ainsi, devant cette situation, les gestionnaires de cette SPA se retrouvent dans l’impasse et ne voient aucune issue au problème. Pour eux, la solution viendrait des autorités locales qui doivent intervenir dans les plus brefs délais. Des pertes considérables sont enregistrées par l’entreprise, depuis le début du débrayage, sans compter les désagréments causés à la population de toute la région.
Il est à rappeler que la principale revendication des travailleurs grévistes est la re-nationalisation de l’entreprise. Malgré les mises en demeure de reprise, ordonnées par voie de justice, les grévistes refusent toujours de mettre fin à leur mouvement tant que leur revendication n’est pas prise en charge.

R. D.