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Projet Desertec

L’Algérie plaide pour une composante locale

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Le directeur général de la Sonelgaz, Nouredine Bouterfa a affirmé hier, à Alger, que la partie algérienne a pu convaincre les promoteurs de Desertec sur la nécessité d’avoir une composante locale dans le développement de ce projet. « Si nous n’importons que les équipements, cela équivaut à l’importation de notre soleil ! Nous voulons notre soleil et voir les Algériens travailler » a déclaré le DG de la Sonelgaz sur les ondes la chaine 3 de la radio nationale. Estimant que l’Algérie a passé d’un concept d’utilisation de l’énergie à celui d’examiner l’amont de l’énergie « il est nécessaire de développer le génie local et mettre à contribution les capacités nationales » a souligné le DG. Celui-ci a tenu à préciser que l’Algérie est prête à travailler avec tous ses partenaires dans le domaine de l’énergie renouvelable. « Nous réservons 10 000 mégawatts pour l’exportation. Cela est ouvert à tous les partenaires. En effet, nous allons travailler avec tous ceux qui veulent entrer dans ce schéma. Desertec s’inscrit bien dans ce schéma » a-t-il précisé. Tout en ajoutant que l’Algérie a mis en place depuis 2001, un programme en matière de développement des énergies renouvelables. Revenant sur la signature, vendredi 9 décembre à Bruxelles, d’un mémorandum d’entente entre la Sonelgaz et l’entreprise allemande Desertec Industry Initiative (DII), le même responsable a estimé que la partie algérienne n’est pas entrée dans Desertec « L’Algérie, en tant qu’État, n’a rien signé avec Desertec. Desertec est une initiative entre opérateurs industriels » a fait savoir M.Bouterfa. Ajoutant que la Sonelgaz a signé un protocole de coopération stratégique avec DII en vue de développer l’énergie renouvelable au niveau local et au niveau international avec un certain nombre d’axes de coopération. Par ailleurs, le cadre de la direction générale de stratégie et de la prospective de la Sonelgaz, Amar Abdoun avait estimé lors d’une visite d’une délégation allemande le mois passé que la stratégie qu’a adaptée l’Algérie dans le domaine des ENR, M. consiste en la fabrication locale des équipements et intégration industrie. Pour ce qui est de la recherche et du développement, M.Abdoun a estimé que l’Algérie compte établir des signatures de conventions entre Sonalgaz et les centres de recherches, ainsi que la mise en place d’une plateforme technologique. « Parmi les défis auxquels est confrontée l’Algérie pour développer ce domaine, figure l’importance de la diversification de l’économie nationale. » a-t-il dit. Tout en annonçant l’ouverture d’’une école doctorale prochainement à l’université de Tlemcen sur les énergies renouvelables.

Samira Saïdj