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Éducation : Poursuite de la grève dans les lycées

Les parents d’élèves se désolidarisent des enseignants

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Face à la poursuite du mouvement de grève dans les lycées, l’association des parents d’élèves compte saisir le président de la République afin de préserver l’année scolaire en cours.

«Les membres de l’association vont se réunir, au cours de cette semaine, pour demander l’intervention du ministre de l’Éducation nationale. Mais, si la grève persiste, on va saisir le Premier magistrat du pays », a affirmé hier, le président de l’association des parents d’élèves, M. Khaled Ahmed, en appelant les autorités concernées à réviser les textes de loi relatifs au droit à la grève. « Il faut réviser cette loi car les mouvements de grève, notamment dans les secteurs sensibles, à savoir l’Éducation et la Santé influencent directement le citoyen », a-t-il indiqué. Celui-ci a tenu à dénoncer, avec force, la grève déclenchée par les enseignants depuis plus de 15 jours. « Quoique ce soit le motif de cette grève, les enseignants n’ont pas le droit de perturber les cours des élèves », s’est indigné l’interlocuteur. Et d’ajouter : « les syndicats de l’éducation nationale peuvent avoir leurs droits à travers la justice, au lieu de recourir chaque fois à la protestation », a-t-il dit. Le même responsable n’a pas manqué de mettre en exergue les répercussions négatives de cette action sur le déroulement de l’année scolaire. « La grève pousse les élèves à demander l’application du seuil des cours. Pire encore, cela oblige les enseignants à accélérer les cours afin de terminer le programme scolaire, ce qui influence la qualité de l’enseignement », a précisé M. Khaled Ahmed. Dans le même sillage, ce dernier a souligné également que, « les grèves répétées poussent les parents d’élèves à faire des cours particuliers pour leurs enfants et à les inscrire dans des écoles privées », a-t-il noté. À retenir que le ministère de l’Éducation nationale avait recouru, durant l’année scolaire 2012, aux limitations des cours programmés pour les épreuves du baccalauréat, suite au mouvement de grève qui avait paralysé les établissements scolaires.

Samira Saïdj