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La violence dans les stades en débat à Barbacha

La démission des parents mise en avant

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Développer des pratiques et des solutions efficaces pour prévenir la violence dans les stades et encourager l’esprit sportif et la solidarité entre les jeunes fut le thème d’une journée de sensibilisation, tenue et organisée par le CSP de Brabacha, hier, sur ce phénomène qui a pris de l’ampleur à telle enseigne de provoquer mort d’homme. Cette initiative coïncide avec le 40ème jour de la mort d’Albert Ebossé ex-attaquant de la JSK. Un triste événement, lequel, toutefois, a secoué les consciences et les esprits des gens sur cette problématique devenue un effrayant fléau de société et dont personne n’est à l’abri. Les débats ont été focalisés, lors de cette journée, sur les causes de la violence en général, mais aussi, sur ses retombées sur la pratique du sport et sur la société d’une manière globale. Le journaliste sportif de la presse écrite, Mustapha Hemani, dira que le phénomène de la violence, qui ne date pas d’aujourd’hui, « est devenu un sujet d’actualité de par son ampleur ces derniers temps. Se rendre au stade est désormais une véritable aventure », précisera-t-il. Une aventure qui se transforme quelques fois en mésaventure pour les récalcitrants, du moment qu’il ne se passe pas un match sans qu’il y ait des ennuis. Enchaînant dans cette optique, Un autre journaliste, Mabrouk Ait Athmane en l’occurrence, a mis l’accent sur le rôle joué par les réseaux sociaux, accessibles à tout le monde. Il dira, par ailleurs, que ces « terrains virtuels » sont à double tranchant, car ils font dans la propagande qui génère parfois de la violence, comme ils pourront contribuer à prévenir cette dernière. Le conférencier invite les jeunes à faire la différence entre la rumeur et la vraie information, car dira-t-il, « souvent la violence débute sur les pages des réseaux sociaux. Que peut-on attendre après au niveau des stades ? », se demandera-t-il. Un autre intervenant, bien placé lui aussi pour témoigner de ces malheurs, se produisant lors d’un match, est le directeur de l’OPOW de Béjaïa, Ali Zegane, qui a évoqué la loi pénale 10/05 contre les instigateurs et les auteurs de troubles, tout en énumérant les mesures préventives tracées par les pouvoir publiques, à l’effet de diminuer la violence. Il s’agit entre autres de l’installation des caméras de surveillance dans tous les stades, projet inscrit d’ailleurs pour le stade OPOW de Béjaïa, pour l’identification des auteurs des troubles au moment des faits. Des mesures qu’il faut mettre en pratique sur le terrain afin de remédier, un tant soit peu, aux débordements graves. Les campagnes de sensibilisation restent, pour les intervenants, l’arme redoutable avec l’implication des mouvements associatifs et de jeunes, qui sont à la fois le bourreau et la victime de ce monstre appelé « violence ». Selon un psychologue, le phénomène de la violence est très profond, chose qui nécessite de revoir toutes les facettes de la société afin de comprendre ce fléau et songer à trouver les moyens adéquats pour y remédier.  Les intervenants s’accordent à dire que la lutte et la prévention contre le phénomène en question doivent commencer au niveau de la famille, avant qu’elles n’arrivent à l’école et à tout l’environnement. Pour cela, la démission des parents est mise à l’index. Ces derniers doivent assumer pleinement la responsabilité de leurs enfants. Ces intervenants ont aussi mis l’accent sur l’importance de la sensibilisation et l’éducation des jeunes quant aux dangers des comportements violents, ainsi que sur la bonne organisation et gestion des rassemblements liés au sport à l’intérieur comme à l’extérieur des stades et sur le renforcement de l’arsenal juridique en la matière, sans omettre de relever la nécessité de promouvoir l’esprit sportif et le Fair-Play et de mettre en place une approche globale pour traiter ce problème, incluant les dimensions éducative, sécuritaire, juridique et psychologique.

Nadir Touati