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Bouira

Les aviculteurs «soldent» leurs stocks

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Depuis quelques semaines, les prix des viandes blanches ont connu une baisse sensible, notamment pour le poulet vivant qui se marchande à l’unité sur les bas côtés des routes nationales. Un poulet chétif dépassant à peine le kilogramme mais qui attire de nombreux clients. À 200 dinars l’unité les vendeurs écoulent rapidement leurs stocks et préparent ainsi une nouvelle série de poulets qui sera fin prête à la vente pour les fêtes de l’Aïd. Toutefois, il n’est pas certains que les poulets destinés à la fin du mois de Ramadhan soient également soldés. C’est justement ce qui justifie ce bradage qui n’est pas sans risque pour le consommateur. En effet, le poulet n’ayant pas atteint son poids initial, à savoir 2 kilogrammes, n’a pas encore été engraissé avec l’aliment de finition permettant d’évacuer l’aliment d’engraissement sous lequel il se trouvait. Selon Mourad Laidi, un vétérinaire de la région de Bouira, il s’agit là d’un risque pour les personnes consommant les poulets non arrivés à maturité. «L’aliment d’engraissement doit être entièrement débarrassé de l’organisme du poulet avant d’être consommé phase qui s’effectue avec le régime dit d’aliment de finition, et ce n’est qu’après cette phase que le poulet ne comporte aucun risque pour le consommateur», averti le vétérinaire. Pour les aviculteurs interrogés, ce risque n’est pas reconnu car les aliments proviennent essentiellement de produits naturel. «Nous engraissons nos poulets avec du maïs, du blé et de l’orge, rien de dangereux dans ces produits», arguent-ils. La wilaya de Bouira est classée parmi les premières wilayas à l’échelle nationale dans la production de volailles et notamment dans le poulet de chair avec une capacité de plus de 310.000 quintaux. La vente des poulets de chair rachitiques sur les espaces publics devraient pourtant être interdite et soumise à une réglementation stricte pour préserver la santé publique. De même pour les œufs colportés dans des véhicules utilitaires demeurant parfois plusieurs jours sous une chaleur de plomb qui sont revendus à moindre coût au détriment de la santé des consommateurs.

Malik Ait Hocine