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Aïn-Bessem

Un individu ivre saccage tout aux urgences de l’hôpital

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Les urgences de l’EPH « Mohamed Bachir » d’Aïn-Bessem, au Sud-ouest du chef-lieu de Bouira, ont été, mercredi soir, le théâtre de scènes de violence et de terreur, suite aux actes de vandalisme commis par un individu en état d’ivresse.

En effet, d’après les témoignages de l’équipe de garde, l’individu en question s’est présenté vers 23h et a prétendu souffrir de douleurs au niveau de l’estomac et de la tête. «Après consultation, le médecin de garde lui a assuré qu’il ne souffrait de rien, et ça pouvait être de simples effets d’ivresse. Donc aucun traitement ne lui a été prescrit», assure un infirmier du même service, témoin de la scène. Et d’enchainer : «Le médecin lui a demandé de partir, ce qui a provoqué la furie destructrice de cet individus qui a cassé des carreaux et a complètement saccagé deux armoires de médicaments au niveau de la salle de soin». Toujours d’après les témoignages du personnel de ce service, l’intervention de l’agent de sécurité n’a pas suffi à contenir la colère de cet individu, inconscient, qui aurait pu commettre l’irréparable, en s’attaquant au personnel médical et paramédical, si ce dernier ne s’était pas réfugié dans un autre bloc de l’hôpital. «Les ampoules et les pilules de médicaments saccagés, suffiraient pour soigner au moins 120 personnes», nous dit-on. Le chef de la garde a été contraint de faire appel aux services de sécurité qui ont rétabli le calme et la sécurité après l’arrestation de cet individu. Selon M. Amine. M, délégué syndical de l’UGTA, «ce n’est pas la première fois que ce genre d’incidents se produit au sein de l’hôpital, particulièrement au niveau du pavillon des urgences». Notre interlocuteur assura que des poursuites judiciaires seront entamées contre l’individu dès le début de semaine. Le syndicaliste rappellera aussi que les employés de l’hôpital ont soulevé à maintes reprises, la problématique de sécurité dans le service des urgences, surtout de nuit, dans cet établissement de santé à vocation régionale. «Nous sommes devenus vulnérables dans l’exercice de notre mission. Nous sommes isolés et nous manquons sérieusement de protection. Une présence permanente de policiers au niveau des urgences est vivement souhaitée !», déplore notre interlocuteur.

O. K.