Accueil National ’’Le FLN n’ira pas au musée’’

’’Le FLN n’ira pas au musée’’

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Cette rencontre a donné donc une occasion au secrétaire général de l’ex-parti unique de définir les grands axes de la politique de son parti mais également de solder ses comptes avec ceux qui ont misé sur la disparition du front ou sur la déliquescence de sa base et de ses positions. “Nous considérons la réconciliation nationale avec ses bienfaits et son orientation. Les éradicateurs sont disqualifiés par la concorde civile qui s’est avérée fatale. C’est dans cette optique que je vous propose à ce que notre parti soit la locomotive du grand projet de renouveau dans les prochaines années. Je veux dire par là que le FLN n’a d’autre choix que de rester l’un des acteurs actifs de l’action politique nationale”, a-t-il notamment lancé à ses militants et, par ricochet, à l’opinion nationale. Pour Belkhadem, le Front de libération nationale doit retrouver sa place d’antan ; celle d’un parti “rassembleur et populaire”. Comment ? L’actuel ministre des Affaires étrangères dit que son parti doit s’approcher des masses et récupérer les organisations qui lui étaient proches parce que, a-t-il ajouté, “le FLN est le seul parti capable de réconcilier les Algériens avec la politique en écoutant leurs doléances et en s’intéressant à leurs préoccupations”. Pour atteindre ces objectifs, le FLN propose, par la voix de son premier responsable, d’adopter le principe démocratique à tous les niveaux de responsabilité. Il ne pense pas perdre de temps, bien au contraire, le vieux parti compte, d’ores et déjà, élaborer des listes électorales dès la fin de l’année en cours en prévision des législatives et locales de 2007. Concernant l’actualité nationale, Belkhadem réitère, sans surprise, son soutien à tout ce qui est entrepris par le président de la République avec qui le FLN veut concrétiser “un projet de société destiné non seulement aux générations naissantes mais aussi aux générations futures’’. C’est dans cette logique qu’il dit soutenir le projet d’amnistie générale et de réconciliation nationale.Sur le plan organique, le FLN a mis en place son secrétariat exécutif, une instance créée lors de son dernier congrès. Il est composé de Amar Saïdani, Saïd Bouhedja, Salah Goudjil, Abdelkrim Abada, Amar Tou et Abdelkader Bounekraf. Une liste qui n’a pas reçu d’opposition même si certains noms, très répandus par la presse, n’y figurent pas.Il faut dire, enfin, que l’ancien parti unique a réussi un double pari. Le premier est celui d’organiser un congrès “réunificateur”, quant au deuxième, c’est celui de vouloir rebondir et revenir en force sur le devant de la scène politique qu’il a failli quitter suite à de nombreuses querelles internes.

Ali Boukhlef