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Bir Ghbalou

Nuit d’émeutes au chef-lieu

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Au moins 15 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre durant la soirée d’avant-hier à hier, au chef-lieu de la commune de Bir-Ghbalou, suite à de violents affrontements qui ont éclaté vers 21 heures, a-t-on appris hier auprès de sources locales. Selon les mêmes sources, c’est suite à une nouvelle tentative de jeunes demandeurs de logements de bloquer les RN 8 et 18, durant cette même soirée, que les éléments de la police anti-émeute sont intervenus. Des escarmouches et des affrontements entre les deux parties ont alors éclaté et se sont poursuivis jusqu’à une heure tardive de la nuit. Les émeutiers ont ciblé les policiers avec des jets de pierres et d’autres objets, alors que les policiers ont riposté par des tirs de bombes du gaz lacrymogène pour disperser les protestataires. Nos sources ajoutent que des affrontements ont été également enregistrés à l’intérieur du quartier des 100 logements et des dégâts sur des voitures, des habitations et des équipements publics ont été aussi constatés. Hier matin, aucun incident n’a été signalé, mais la situation demeurait tendue. Des renforts de police ont été dépêchés vers cette commune, notamment pour assurer le bon déroulement du tirage au sort au profit des bénéficiaires des 310 logements sociaux et éviter de nouveaux débordements. Pour rappel, des heurtes et des affrontements ont été enregistrés durant la journée de dimanche dernier, suite à la convocation des bénéficiaires définitifs du quota de 310 logements sociaux. Les routes nationales n° 8 et 18 ont été même fermées par des manifestants pendant plusieurs heures. Il aura fallu l’intervention de la police anti-émeute pour leur réouverture. Ce sont les personnes dont les noms figuraient, au mois de juin 2017, dans une première liste de bénéficiaires desdits logements, puis écartés pour des motifs réglementaires par la commission des recours de la wilaya, qui sont montés au créneau pour contester ce qu’ils qualifient de décision «arbitraire et infondée». Ceux-ci ont réclamé leur réintégration dans la liste finale des bénéficiaires ainsi que la mise en place d’une commission d’enquête, pour mettre la lumière sur cette affaire.

O. K.