Par DDK | 21 Novembre 2018 | 603 lecture(s)

BéJAïA - Huitième édition de la Fête du miel et de l’abeille

53 apiculteurs au rendez-vous

La grande surface du lac d’Iheddaden, ex-Souk El Fellah, abrite, du 19 au 21 de ce mois de novembre, la huitième édition de la Fête du miel et de l’abeille de la wilaya Béjaïa, organisée par la Chambre de l’agriculture, en collaboration avec la Direction des services agricoles (DSA) et l’association des apiculteurs de la wilaya. 53 apiculteurs de différentes communes de la wilaya prennent part à cette manifestation agricole, qui réunit tous les professionnels de la filière. Une participation jugée insuffisante, sachant que la DSA a recensé officiellement 2 755 apiculteurs exerçant sur le territoire de la wilaya, dont 405 seulement sont affiliés à la Chambre de l’agriculture. L’inauguration officielle de la Fête du miel et de l’abeille s’est déroulée en présence des autorités de wilaya. Différentes variétés du miel produit dans la wilaya sont proposées à travers les stands, en plus d’autres produits des ruches. Le miel de printemps et de fruits sont les plus présents, a-t-on constaté. Mais, il y a aussi le miel d’eucalyptus, le miel de thym, de romarin et du jujubier. Certains exposants ont également apporté, bien qu’en petites quantités, de la gelée royale, du pollen, de la cire et de la propolis. «Il est difficile de produire de la gelée royale, ce qui justifie qu’elle soit cédée à 1 500 DA le petit flacon», explique un apiculteur de Toudja, qui s’est reconverti dans l’apiculture pour occuper sa retraite. «Personnellement, je ne vis pas de cette activité. Je suis un retraité de l’ANP. Je me suis retrouvé dans l’apiculture car cela me passionne et je veux profiter utilement de ma retraite», nous a-t-il confié. Ce n’est pas le cas de Salim, un exploitant apicole de Kherrata. L’apiculture est sa principale source de gain. «J’ai appris ce métier dès l’âge de 13 ans. Je ne fais rien d’autre. Je gagne ma vie avec cette activité. Je prends soin de 300 ruches avec l’aide de ma femme et de mes trois enfants», nous a-t-il confié, nous apprenant qu’il a suivi une formation sur l’apiculture au CFPA d’Amtiq N’Tafat, dans la commune de Béjaïa. Cette année, la production du miel dans la wilaya ne dépasse pas les 3 000 quintaux. Une récolte en deçà des potentialités de la région. Selon le président de la Chambre de l’agriculture de la wilaya, Hammaï Mohamed, la filière apicole sera renforcée par l’acquisition de 3 500 ruches, au profit, notamment, des femmes habitants dans les zones rurales. «Nous avons proposé à la DSA un projet d’acquisition de 3 500 ruches dans le cadre de la promotion de l’agriculture de montagne. Nous avons eu une réponse favorable. Elles seront distribuées principalement à des femmes veuves. Le montant de cette opération s’élève à 3 milliards de centimes», a-t-il indiqué, ajoutant que le kilo de miel est cédé à 5 000 DA. Pour le reste du programme de la manifestation, trois conférences sur des thèmes liés à l’apiculture ont été destinées aux professionnels de la filière. La première, animée par le Pr Lahouel Mesbah, de l’université de Constantine, porte sur «Les intérêts de la propolis algérienne dans le domaine médical». Le Dr Adjlane Nourredine, chercheur spécialiste en biologie et pathologie des abeilles à l’université de Boumerdès, aborde, quant à lui, la question de «La varroase en Algérie : situation, méthodes de diagnostics et de traitements». Pour sa part, le Pr Madani Khodir, de l’université de Béjaïa, traite du thème «Le miel : produits, sous-produits et normes».

B. S.

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