Par DDK | 6 Décembre 2018 | 1261 lecture(s)

Sénatoriales - FLN, RND, FFS, TAJ et MEN en course à Bouira

Les candidats entre consensuels et contestés

à l’approche de l’échéance électorale visant à élire le futur sénateur de la wilaya de Bouira, les alliances et autres jeux de coulisses vont bon train auprès des candidats plébiscités par leurs formations politiques respectives.

Des promesses sont échangées à tour de bras en contrepartie des voix des élus appelés à se prononcer à ce scrutin. Un scrutin, qui contrairement aux précédentes élections sénatoriales, ne se dessine pas totalement en faveur d’un seul candidat, comme c’était le cas dans le passé où l’alternance entre FLN et RND ne laissait guère de place à de nouvelles têtes. Le FFS, le TAJ ainsi que le MEN ont décidé de rompre avec cet éternel duel entre les frères ennemis RND et FLN.

Le FLN justement semble ne pas avoir misé sur le bon candidat, à en croire les voix qui s’élèvent contre la désignation du candidat M Boutraa Djawed. Ce représentant du FCE à Bouira est considéré comme un nouveau venu sur la scène politique par des anciens militants estimant qu’ils auraient dû être désignés au vu de leur parcours au sein de ce parti disposant de 217 élus. Pour le RND, la candidature exprimée au profit de Sbaihi Salah, élu à l’APC de Kadiria, ne semble également pas faire l’unanimité, à en croire certains partisans qui auraient préféré un candidat issu de la région berbérophone.

De plus, le RND, avec ses 224 élus, à la tête de l’APW de Bouira semble avoir déçu de nombreux élus, dont notamment ceux du RCD et des autres formations politiques moins représentatives. Le FFS pour sa part a désigné l’actuel maire de M’Chedallah, M Kaci Idir, pour briguer le poste de sénateur. Un maire qui jusque-là s’est fait remarquer par la gestion d’une APC en proie à des recours multiples suite à la distribution de logements sociaux. Une distribution ayant fortement ébranlé des élus siégeant au sein de l’APC, mais également au sein de l’APW, mécontents par des promesses faites et non tenues. Le MEN quant à lui a jeté son dévolu sur un élu de l’assemblée populaire communale de Sour El Ghozlane, en la personne de Daoud Hamid.

Une formation politique qui compte une seule APC et 14 élus dont il n’est pas certain d’avoir l’unanimité autour de sa personne. Le bureau de wilaya du MEN réaffirme que l’objectif de cette participation est la meilleure organisation de cette échéance auparavant jouée d’avance entre les ténors FLN et RND. Le parti d’Amar Ghoul s’est également impliqué dans cette course aux sénatoriales en désignant un de ses militants, Lamouri Beloui, occupant actuellement le poste de vice président de l’APW de Bouira.

Ce promoteur immobilier estimé par ses pairs au niveau de l’APW, pense réussir l’exploit de hisser sa formation politique au sénat en briguant le poste de sénateur. Toutefois, hier après midi, au niveau du siège de la wilaya, des rumeurs insistantes faisaient état de l’invalidation de sa candidature, même si le vice P/APW d’obédience TAJ que nous avons contacté a tenu à démentir formellement ces allégations qu’il qualifie «d’infondées».

Hafidh Bessaoudi.

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