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Un taux d’évolution très faible

2004

Une représentation équitable entre le statut de l’emploi des femmes et celui des hommes dans les opérations de recrutement, la mise en place des mécanismes de contrôle des principes d’égalité en matière d’emploi, la création d’infrastructures d’accueil pour l’accès des femmes à des postes de responsabilité ainsi que dans les régions isolées et la création d’une cellule d’écoute pour les femmes victimes d’harcèlement sous toutes ses formes sont autant d’objectifs que se fixe la directive de promotion de l’emploi féminin dans le secteur de l’Energie et des Mines, signée hier par le ministre Chakib Khelil, au siège de Sonatrach.Elaborée par l’observatoire féminin de l’emploi de la compagnie Sonatrach que préside Mme Mostfaoui, cette directive a vu le jour en 2001.“Ce texte entre dans le cadre du mouvement de restructuration engagé depuis 4 ans pour améliorer les performances dans le cadre de la bonne gouvernance”, a déclaré Chakib Khelil dans son intervention.En présence des PDG de Sonatrach et de Sonelgaz ainsi que des responsables des entreprises du secteur, le ministre qui regrette quelque peu la faible évolution de l’emploi féminin dans le secteur, précise que le taux de l’effectif est passé de 11 à 12 % seulement. D’où la création, rappelle-t-il, de l’observatoire qui vise à favoriser l’émergence de la culture de l’égalité des chances dans la profession”.”Le principe d’égalité va de pair avec l’ouverture économique et la transparence”, arguera-t-il.Pour sa part, le PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane, reconnaissant ainsi ’’la présence très faible” des femmes dans certains segments tels la transformation des hydrocarbures où elles ne sont que 1% des effectifs et le transport (0,25%), s’est engagé devant l’assistance à renforcer le recrutement féminin dans son entreprise.Pour Sonelgaz, son premier responsable annonce que dans le cadre des orientations stratégiques pour 2005, la formation et la promotion des femmes dans toutes les branches de l’entreprise sont des missions assignées pour tous les managers compétents. “La création de l’observatoire est effective depuis le début de ce mois et je veillerai personnellement à ce que cet organe joue un rôle majeur pour faire avancer la prise en charge du développement féminin”, s’est-il engagé.Cette mutation, précisera notre interlocuteur, comme tout changement, ne peut se faire sans une volonté réelle des dirigeants de changer les comportements et sans une action organisée des femmes du secteur dans le cadre de l’observatoire devant “poser les vrais problèmes et suggérer les meilleures solutions”.

Sabrina Bouras