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Les inondations causent des dégâts à Aokas

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La pluie n’a presque pas arrêté de tomber pendant près de 24 heures… et ce fut un véritable déluge la veille de la fête de l’Aïd dans plusieurs localités de la wilaya de Béjaïa, à Aokas. Ces précipitations avaient engendré des dégâts importants et des inondations dans plusieurs quartiers. L’aménagement récent et non achevé de l’oued Tabellout n’avait pas évité le débordement de ce dernier, lequel, obstrué par les matériaux de construction d’un revendeur privé qu’il avait emportés au passage, avait inondé le pont se trouvant à proximité de la station d’essence pour couper la RN 9 à la circulation.

Par ailleurs, la construction par un résidant privé d’un mur entre deux blocs de villas, incluant une parcelle de terrain pour élargir sa villa à la cité des 80-Logements et des 17 villas, avait stagné les eaux pluviales pour créer une véritable inondation de cette cité. L’intervention de certains entrepreneurs privés avec leurs engins pour essayer de dégager les voies n’avait pas épargné les riverains qui étaient obligés de solliciter les barques des pêcheurs pour rejoindre leurs demeures inondées au niveau du rez-de-chaussée. Même le commissariat, qui se trouve dans cette cité a été inondé et l’intervention de la Protection civile pour dégager les eaux n’a pu être efficace qu’en fin de journée du mardi. Le tronçon de route séparant cette cité de la RN 9 a été bloqué à la circulation par ces inondations. Et dire que lors d’un entretien que nous avait accordé le directeur de l’Office nationale de l’assainissement, paru il y a quelques mois de cela, ce dernier avait déclaré que son organisme avait réglé définitivement le problème des inondations que vit à chaque période hivernale ladite cité qui a été construite sur un terrain marécageux ! Le plus gros dégât à signaler est certainement l’inondation du bloc opératoire de l’hôpital d’Aokas dû à l’érection d’un mur entre la polyclinique et l’hôpital pour jumeler les deux établissements et couper définitivement la route du 5-Juillet à la circulation malgré l’opposition de beaucoup de citoyens. Ce mur avait arrêté l’eau qui ruisselait sur cette route en pente pour le renvoyer d’un côté comme de l’autre et inonder du côté de l’hôpital le bloc situé au rez-de-chaussée. La réouverture de ce bloc prendra certainement des mois et c’est dommage pour la population d’Aokas que la bêtise humaine enfonce davantage dans le sous-développement. Plusieurs routes ont été aussi bloquées à la circulation, telles que celle menant à Tizi n’Berber ou encore celle menant à Tabellout. Nous ne sommes pourtant qu’au début de l’automne, l’hiver ne s’est pas encore installé et les premières intempéries créent déjà des dégâts considérables.

A. Gana