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Marches à Alger

83 policiers blessés et 180 individus interpellés

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La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a fait état de 83 policiers blessés et 180 individus interpellés lors des marches populaires qui ont eu lieu, vendredi passé, à Alger. Selon le communiqué rendu public par la DGSN, «les éléments de la police blessés ont été victimes de jets de pierres et d’objets tranchants par des délinquants au niveau du Boulevard Mohamed V et Alger-Centre. Plusieurs véhicules de la DGSN ont été saccagés».

Le communiqué a précisé que les services de police qui «détiennent des images et des vidéos poursuivent leur enquête afin d’identifier les autres personnes impliquées dans ces actes et les présenter aux autorités judiciaires». À retenir que les éléments de la police blessés sont pris en charge au niveau de l’hôpital central de la Sûreté nationale. De son côté, le directeur général de la DGN, Abdelkader Kara Bouhadba, accompagné du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, s’est rendu vendredi passé à l’hôpital central de la Sureté nationale pour s’enquérir de l’état de santé des policiers blessés.

Par ailleurs, en ce qui concerne les informations relayées par certains médias sur l’utilisation du gaz lacrymogène par des policiers au niveau du tunnel de la faculté à la capitale, la DGNS a «catégoriquement démenti» ces faits. «La formation et le professionnalisme des éléments de la sûreté leur permet d’avoir un contrôle parfait des moyens légaux de maintien de l’ordre. Les éléments de la sûreté n’ont, ni par la passé ni à l’avenir, eu recours à l’utilisation du gaz lacrymogène dans de pareils espaces confinés», a indiqué la DGSN.

Cette dernière a tenu à souligner que «les forces de la police ont fait barrage à un groupe de manifestants ayant subitement adopté un comportement agressif au niveau du tunnel de la faculté en recourant à des fumigènes et des pétards». La même source a fait savoir également qu’un véhicule de police a été incendié et des voitures appartenant à des particuliers ont été saccagées.

S. S.