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Benghabrit à la peine

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Le bras de fer entre l’intersyndicale du secteur et le ministère de l’Éducation nationale continue.

L’intersyndicale de l’éducation nationale a en effet décidé de boycotter la réunion de concertation portant sur le dossier de statut particulier des travailleurs du secteur, prévue pour aujourd’hui.

Les six syndicats du secteur (Cela, Cnapeste, Satef, Snapest, Snte, Unpef), faut-il le souligner, n’ont pas répondu présents également à la réunion tenue lundi passé et qui a porté sur la gestion des œuvres sociales. On peut dire que la première responsable du secteur peine à convaincre les syndicats.

Ces derniers ont été tous unanimes pour dire que «le ministère de l’Éducation veut, à travers ces invitations, gagner du temps et retarder le mouvement de grève annoncé pour ce mois de février». «La ministre cherche juste à gagner du temps à travers des réunions qui n’aboutissent pas à des résultats palpables», a déploré le porte-parole du conseil des enseignants des lycées d’Algérie (CELA).

«Nous avons toujours plaidé pour un dialogue sérieux avec des réponses précises aux revendications formulées dans le préavis», a-t-il encore indiqué. Il y a lieu de rappeler aussi que la coalition a fixé à la ministre un ultimatum au 13 février «pour obtenir des réponses précises et écrites sur les revendications».

Dans le cas contraire, les syndicats en question prévoient une nouvelle action de protestation dans les prochains jours. Pour rappel, le dossier du statut particulier est confié à une commission intersectorielle composée des représentants du ministre du Travail, l’Éducation, les Finances et la Fonction publique.

Pour la gestion des œuvres sociales, le mode de gestion actuel est maintenu, en attendant l’organisation d’une consultation nationale ouverte à tous les syndicats du secteur. Toutefois, ces syndicats n’ont pas cessé de dénoncer «le mode de gouvernance de la tutelle qui n’a pas respecté ces engagements par rapport au statut particulier et les œuvres sociales des travailleurs du secteur».

Pour ce qui est des réformes projetées dans le secteur de l’éducation, les six syndicats en question dénoncent «la prise de décision du ministère de tutelle d’une manière unilatérale sans consultation des partenaires sociaux».

L. O. CH