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BARBACHA - Route fermée, écoles boudées et grève générale au chef-lieu

Colère contre les élus

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Le chef-lieu de la commune de Barbacha a été coupé du monde, hier, suite à la fermeture de la RN75, à hauteur de la ville. Cette action musclée, menée par des citoyens de la région lesquels dénoncent l’«état de délabrement du réseau routier», a été accompagné d’une grève générale des différents commerçants de cette agglomération. Le mouvement contestataire citoyen a même touché le secteur de l’éducation. En effet, beaucoup d’élèves de tous les paliers ont boycotté les cours, hier. Il faut dire que le «marasme» que vit la population de Barbacha ne date pas d’hier. La municipalité, notamment son chef-lieu, accuse un retard considérable en matière de développement local, notamment au chapitre aménagement urbain.

La contestation d’hier, pour ainsi dire, n’est que la manifestation d’un «trop-plein de frustration due à la dégradation de la qualité de vie du citoyen», affirme-t-on. Ce qui a exacerbé la colère des villageois c’est «l’arrêt des travaux de bitumage de la route». Éventé de toutes parts par les travaux de pose de réseaux souterrains (gaz, AEP, fibre optique…), l’axe en question a été décapé, la semaine dernière, en prévision de son bitumage.

Seulement, l’entreprise réalisatrice n’a pas regagné le chantier depuis, ce qui fait croire aux citoyens que les travaux sont à l’arrêt. «La route est devenue boueuse et est parsemée de flaques d’eau. Voilà, il ne manquait que ça à la misère que nous subissons au quotidien», s’écrie un protestataire. «Où sont nos élus ? Où sont les responsables? Nous sommes livrés à nous-mêmes», tempête un citoyen qui, comme d’autres, a vite déchanté après avoir constaté l’«arrêt» du projet de réfection du tronçon de la RN75.

Du côté de la daïra, tout comme du côté de la direction de la DTP, l’on dément l’arrêt du projet en question, en assurant qu’il ne s’agit que d’une «interruption temporaire des travaux, à cause des dernières intempéries». Le DTP a d’ailleurs affirmé que l’entreprise en question reprendra son activité aujourd’hui mercredi. Si les autorités susdites avaient pris la peine d’en informer les habitants à temps, cette action de rue, qui a lourdement pénalisé les usagers de la route au demeurant, notamment les fonctionnaires et les étudiants, aurait été évitée.

Nadir Touati