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Des enseignants du primaire en sit-in à Alger

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Au deuxième jour de leur grève cyclique de trois jours, les enseignants du primaire ont tenu un rassemblement national devant l’annexe du ministère de l’Éducation nationale, à Alger. Ils étaient des dizaines à prendre part à ce sit-in, qui a eu lieu dans la matinée d’hier, pour porter haut et fort leurs revendications et exprimer leur ras-le-bol quant à la non-prise en charge de leurs doléances. La Coordination nationale des enseignants du primaire, qui a initié ce mouvement de protestation, conteste donc «l’indifférence de la tutelle quant aux revendications soulevées». A ce propos, le coordinateur national et délégué d’Alger-Ouest, Bachir Kiouas, a souligné, hier, que ladite coordination «ne refuse pas l’ouverture du dialogue, mais elle veut un dialogue sérieux». Il a estimé que la mobilisation des grévistes «détermine leur volonté à continuer le chemin de la protestation jusqu’à satisfaction de leurs revendications». Il a déploré, en revanche, «la sourde oreille» du ministère quant aux préoccupations exposées. «On demande des mesures concrètes et non pas uniquement des
déclarations pour apaiser les esprits», précise-t-il, mettant, par ailleurs, en garde contre un éventuel pourrissement : «On a peur des conséquences de la continuité de ce blocage», a-t-il confié.

A retenir que ce mouvement de protestation a été entamé depuis le mois d’octobre passé. Quant aux revendications mises en avant par les grévistes, l’on citera, entre autres, «la révision des programmes pédagogiques», «la révision des calendriers des vacances et de la rentrée scolaire pour les régions du sud du pays» et «la modification du statut particulier», de sorte à reclasser les enseignants du secondaire, du moyen et du primaire au même grade de base. Les enseignants frondeurs exigent, également, «la diminution du volume horaire», «l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa délivrance en 2014, le recrutement de superviseurs afin d’assurer l’encadrement des élèves dans la cour et les cantines afin de permettre aux enseignants de se consacrer à leurs tâches pédagogiques» et «la création de nouveaux grades d’enseignants pour les matières scientifiques, littéraires et l’éducation physique (sport)».
Samira Saïdj