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Aïn Zaouïa

Des parents d’élèves montent au créneau

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Depuis le début de l’année scolaire, les parents d’élèves de l’école primaire Frères Mamou ne cessent de réclamer des ralentisseurs devant cet établissement mais également devant le CEM Mohamed Saïd Haddadi, lesquels donnent directement sur la RN 30 vers Boghni. «Depuis le départ des gendarmes du barrage fixe installé à quelques dizaines de mètres du portail de l’école primaire, certains automobilistes ne lèvent plus le pied sur l’accélérateur en arrivant devant cet établissement et le CEM. D’ailleurs, dernièrement, un élève du préscolaire a été percuté par un véhicule. Fort heureusement, il n’a été que légèrement blessé», affirme un parent d’élève.

Pour se faire entendre, ces mêmes parents ont observé un rassemblement, dimanche dernier, devant l’école Frères Mamou. Le maire qui s’est aussitôt déplacé sur les lieux a réussi à les dissuader de radicaliser leur mouvement, sachant qu’ils avaient l’intention de fermer la RN 30. «Nous lui avons exposé toutes nos préoccupations. Il s’agit tout d’abord des ralentisseurs, d’une partie du mur d’enceinte qui risque de s’écrouler à tout moment entre l’école et le CEM et du fait de garder les élèves entre midi et treize heures», expliquera un parent d’élève. On a appris par ailleurs que le maire, en collaboration avec d’autres partenaires, compte installer des dos d’âne.

«Le bitume manque beaucoup. On ne peut pas les faire avec du béton, car ils ne répondront pas aux normes. A cet effet, nous avons sollicité le groupe ONE (Ozgun, Nurol, Engeoa) afin de nous aider à installer des ralentisseurs. Ils sont indispensables», dira le maire. En ce qui concerne les autres revendications, le P/APC a pris des engagements quant à leur satisfaction. Pour la garde des élèves, entre midi et treize heures, afin d’éviter qu’ils sortent dans la rue car les enseignants refusent de les surveiller, le maire a pris le problème en charge, en affectant deux jeunes recrutés dans le cadre du filet social pour assurer cette mission. En tout cas, les parents ont été satisfaits, en attendant que ces mesures soient concrétisées. «Nous avons été convaincus, c’est pourquoi nous n’avons pas continué notre action. Il faut attendre quelques jours pour voir si ces engagements seront respectés», conclura un membre du collectif des parents d’élèves. Par ailleurs, il est à noter que les agents de l’ordre public de la Sûreté semi-urbaine sont sur place à l’entrée et à la sortie des élèves qu’ils accompagnent quand ils traversent la route mais aussi pour surveiller la circulation des véhicules sur ce dangereux tronçon.

Amar Ouramdane