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UNIVERSITÉ DE BOUIRA - Manque de moyens pédagogiques et d’enseignants

Grève ouverte au département de génie mécanique

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Le département de génie mécanique de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira a été paralysé hier par une grève illimitée des étudiants. Ces derniers, réunis en assemblée générale, ont soulevé plusieurs revendications dans l’objectif d’améliorer leurs conditions de scolarisation et de formation au sein de ce département. Dans leur plate-forme de revendications, les étudiants grévistes ont réclamé en premier lieu l’augmentation du nombre de places pédagogiques pour les deux paliers licence et master ainsi qu’une bonne organisation des horaires des études, notamment pour les séances de TD et de TP.

Les étudiants assurent aussi que le département souffre d’une situation d’instabilité permanente : «Chaque année, les étudiants du département de génie mécanique sont victimes d’une gestion chaotique et de décisions anarchiques qui se répercutent directement sur le rendement des étudiants et leurs formations. À titre d’exemple, le nombre de places pédagogiques dont dispose ce département ne suffit plus à contenir l’ensemble des étudiants en licence, au même titre que ceux en master.

Aussi, les plannings des cours, des TD et de TP sont changés chaque les deux trois jours, sans que l’administration ne fournit la moindre explication pédagogique, ce qui provoque une situation d’instabilité auprès des étudiants», lit-on dans la requête des étudiants. Ces derniers ont aussi décrié le manque des enseignants encadreurs et spécialisés au sein de ce département qui ne dispose pas également des moyens pédagogiques et de recherches nécessaires pour les séances de TP.

Ces étudiants qui ont aussi réclamé la signature de conventions avec des instituts et des entreprises spécialisés pour les stages pratiques, ont également dénoncé le non-versement des primes de stages pratiques effectués par ces étudiants depuis l’année dernière : «Nous réclamons une prise en charge sérieuse et rapide à tous ces problèmes qui entravent notre formation au sein de ce département.

Actuellement, il est plus qu’urgent de doter notre département des salles, des laboratoires et des moyens pédagogiques nécessaires à notre formation, sans omettre l’ouverture de nouveaux postes budgétaires pour le recrutement des enseignants et encadreurs, ainsi que des fonctionnaires d’administration. Le premier responsable de notre université doit intervenir rapidement et se consacrer à ces problèmes d’ordre pédagogique, sans quoi nous ne sommes pas prêts à reprendre les études dans de telles conditions», affirme un étudiant de ce département.

Oussama Khitouche