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Tizi Ouzou - Prise en charge des SDF

La wilaya met en place un programme d’action

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En prévision de la saison hivernale, une commission de wilaya, présidée par le wali, a été mise en place la semaine dernière pour la prise en charge des SDF. A l’instar des autres chef-lieux de wilaya du pays, le phénomène des sans-abris n’épargne pas la ville de Tizi-Ouzou, où il suffit de faire un tour pour s’en convaincre. Des hommes et des femmes avec enfants ou sans sont nombreux à sillonner les rues de la ville de jour comme de nuit pour finir sur un matelas usé ou un carton à même le sol.

Ces SDF, dont la rue est le seul refuge pour une raison ou une autre, vivent de la générosité des âmes charitables qui volent à leur secours. Les dernières intempéries qui se sont abattues sur la wilaya, pluies diluviennes pendant des jours, neiges et chutes des températures, ont accentué la souffrance de ces hommes et ces femmes et surtout des enfants. Pour parer à cette situation, les services de la wilaya se sont mobilisés, en installant une commission de wilaya, mercredi dernier, pour la prise en charge de ces personnes vulnérables.

Cette commission, présidée par le wali, Mohamed Djemaâ, est composée de représentants de la Direction de l’action sociale et de la solidarité, la Sûreté de wilaya, la Gendarmerie nationale, la santé, la Protection civile, le Croissant-Rouge algérien et du mouvement associatif (Anciens scouts musulmans algériens et «Djak El Khir»). Les services de l’action sociale et de la solidarité, chargés de coordonner l’opération, ont déjà mis en place un programme de solidarité concernant pas moins d’une trentaine de cas dans cette situation, apprend-on du directeur local de la DASS, Achour Mehenni.

«Les SDF identifiés seront pris en charge sur les plans hébergement, restauration, médical et psychologique, tout le long de cette période hivernale», a-t-il précisé. Pour sa première sortie sur le terrain, avant-hier soir, les intervenants de la DASS ont recensé 12 personnes dont trois malades mentaux. Quatre personnes, dont trois femmes, ont été entièrement pris en charge, au niveau du centre situé au lieu-dit «Les Chabanes» à la sortie de la ville, a fait savoir le même responsable. Ce centre, note-t-il, «est d’une capacité d’accueil de 40 places.

Il est doté de tous les moyens nécessaires à l’accueil et l’hébergement de ces personnes et leur restauration, lits de camp, matelas, couvertures, couettes et nourriture».

Deux millions de DA destinés à la prise en charge de l’opération

Et de préciser : «Ce centre a été restauré et aménagé par les services de la commune de Tizi Ouzou.» Les autres SDF recensés ont, pour leur part, été pris en charge seulement en bénéficiant de repas chauds, matelas, manteaux et autres besoins. Les malades mentaux devraient, eux, être pris en charge par les services de la santé sur instruction du wali.» Ils devraient être pris en charge à l’hôpital psychiatrique Fernane El Hanafi, sis à Oued Aïssi. En outre, cette année, le ministère de la Solidarité a inscrit une enveloppe de 2 millions de dinars au profit de la DASS locale pour la prise en charge de cette opération, a fait savoir notre interlocuteur.

Pour ce qui est des sorties nocturnes dans le cadre du programme de solidarité, elles s’effectueront tout le long de la saison hivernale dans le chef-lieu mais aussi à Draâ Ben Khedda. En effet, pour la première fois, la Direction de l’action sociale et de la solidarité a inclus cette ville dans son programme d’action. Pour les autres communes de la wilaya, un message a été adressé aux communes et aux chefs de daïra pour le recensement de tous les cas. Ces derniers seront aussi pris en charge. Des repas chauds, des couvertures et des vêtements seront distribués à ces personnes vulnérables, selon le responsable local de la DASS.

Toujours d’après notre interlocuteur, ils seront pris en charge par les services sociaux des daïras et communes mais aussi par les cellules de proximité de l’Agence de développement social, installées au niveau de certaines communes. A ce propos, Achour Mehenni souligne que ces cellules, installées au niveau des communes de Béni Douala, Azeffoun, M’kira, Ath Boumehdi, Akbil et Azazga, sont composées d’une équipe pluridisciplinaire, notamment de médecins et psychologues pour la prise en charge des personnes en détresse.

Kaméla H.