Accueil National Le CNES crie au scandale

UNIVERSITE DE BEJAÏA - Faculté des sciences exactes

Le CNES crie au scandale

114

Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa est monté au créneau ces derniers jours pour dénoncer ce qu’il qualifie de «pratiques entachées d’irrégularités». Au banc des accusés : certains responsables pédagogiques, au niveau de cette université. Dans une déclaration intitulée «Scandale à la faculté des sciences exactes», ce syndicat remet en cause le rachat des dettes de deux étudiants du département de chimie. «Alors que les étudiants du département de physique sont à leur 4e semaine de grève, l’administration pédagogique de la faculté continue de piétiner les lois de la République sous la bénédiction du recteur.

En effet, deux étudiants du département de chimie, qui ont des dettes en 1re année SM, gérée par un chef de département parachuté de physique, ont eu droit à des 16 et 17 à l’examen de rattrapage. Le hic est que les deux étudiants n’ont pas passé d’examen de rattrapage», s’est indigné le CNES de Béjaïa dans sa déclaration. Ce syndicat se base dans son affirmation sur un rapport des membres du jury de délibération concernant les deux étudiants. Ce jury a saisi, la semaine dernière, le chef de département de physique pour demander «des clarifications sur des cas de rachat de dettes de 1re année SM».

Dans leur correspondance, les membres du jury demandent des justifications sur les notes de 17/20 et 16/20 octroyées à deux étudiants qui, selon eux, PV à l’appui, «n’ont même pas passé l’examen de rattrapage des modules en dette». Ainsi, pour valider la scolarité de ces étudiants, les membres du jury exigent du chef de département de physique de leur remettre, entre autres documents, «les copies de l’examen de rattrapage de physique 2 des deux concernés, le sujet de l’examen et son corrigé-type avec barème, le PV de matière signé par l’enseignant du module et le PV de surveillance de l’examen».

Dans un autre chapitre, commentant l’agression dont a fait l’objet, récemment, le vice-recteur de l’université de Béjaïa de la part d’un étudiant, le CNES, tout en regrettant cet acte, a expliqué que l’étudiant en question «ne cesse de crier à qui veut l’entendre qu’il a passé 3 mois entre la faculté des sciences exactes et le vice-rectorat pour récupérer son diplôme de Master 2 en physique et qu’après avoir raté deux chances de recrutement, il était au bord de la dépression». Et d’enchaîner : «Ceci n’explique pas et n’excuse pas son acte mais que les responsabilités soient désignées, sachant que les enfants de certains nantis arrivent à se faire signer leur diplôme en une ou deux journées.»

Salma B.