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EPH AKLOUL ALI D’AKBOU - Alors que des citoyens réclament son départ

Le directeur se défend !

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Le directeur «décrié» de l’établissement public hospitalier Akloul Ali d’Akbou, M. Kechah Ali, sort de son silence et réplique via une déclaration rendue publique sur la «campagne d’acharnement», selon lui, menée sur les réseaux sociaux ciblant sa personne et l’EPH. Contacté par nos soins, le responsable qualifie les informations qui circulent sur les réseaux sociaux de «mensongères».

«La panne électrique survenue dernièrement n’a pas duré deux jours comme cela était rapporté indûment. Si c’était le cas, les décès dans la morgue seraient empestés, les réactifs aux labos seraient aussi endommagés ! Il s’agissait en réalité d’une simple panne récurrente qui n’a duré que deux heures que certains malintentionnés ont amplifié pour régler leur compte», précisera-t-il, en se demandant à qui profite toute cette campagne ?

À noter que deux sit-in ont été observés, ces deux derniers samedis, devant l’établissement hospitalier et le mouvement de protestation semble s’inscrire dans le temps, puisque des appels pour des actions similaires sont d’ores et déjà lancés jusqu’au «départ du directeur», dit-on. Par ailleurs, le premier responsable de l’hôpital d’Akbou est revenu longuement sur les acquis qui ont été réalisés, selon lui, depuis sa nomination par décision ministérielle à la tête de cet établissement en 2015. «C’est pour la première fois que l’hôpital d’Akbou dispose de 40 médecins spécialistes depuis sa création en 1968. Ces spécialistes constituent une bouffée d’oxygène pour la population», peut-on lire dans la déclaration dont nous détenons une copie.

À noter que le médecin spécialiste en neurochirurgie, nouvellement installé (16 juin 2019), assure, ajoute-t-on, des consultations spécialisées à l’ancien hôpital d’Akbou chaque lundi. Tout en continuant à démentir certaines «allégations» liées notamment aux marginalisations des cadres au sein de l’hôpital, M. Kechah estime, par ailleurs, que l’EPH d’Akbou prend en charge une population avoisinant les 300 000 habitants (15 communes, plus quelques communes des wilayas limitrophes). Une pression quotidienne au niveau du pavillon des urgences qui reçoit, précise-t-il, une moyenne de 8 000 malades par mois, soit une moyenne de 270 malades par jour.

La publication de la réponse du directeur de l’hôpital, largement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité par ricochet beaucoup de commentaires. «Votre départ est urgent», écrit Djamel Bouchiche sur la page Akbou06. «La vérité dont vous parlez est boiteuse et les escaliers ne font pas bon ménage… Mon défunt père a rendu l’âme il y a un an dans vos urgences suite à un manque d’une pompe pour intubation et encore un défibrillateur pour au moins essayer de le récupérer. Certes, c’est le destin mais lorsque les compétences manquent là c’est plus grave encore», arbore un autre internaute sur la même page. «Les chiffres sont bons mais rien de concret…

L’Etat catastrophique de cet hôpital ne reflète que la mauvaise gestion de sa direction. Alors vos raisons ne sont pas acceptées. Désolé…», peut-on lire dans les différents commentaires publiés sur cette page. Au final, le directeur dément le fait qu’aucune commission d’enquête n’a été dépêchée par la tutelle. «Il s’agit juste des opérations d’inspection périodiques», soulignera-t-il.
Menad Chalal