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Fenaïa - Attribution de marché dans le projet de la déchetterie moderne

Le maire menace d’ester le wali en justice

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Sans s’opposer à l’implantation du complexe de tri, de traitement et de recyclage des déchets ménagers, projetée au niveau de la zone industrielle El Kseur – Fenaïa, le P/APC de Fenaïa, Farid Bali, a soulevé, néanmoins, un nombre d’interrogations entourant ce projet. Celles-ci sont liées aux modalités d’octroi du marché de fourniture des équipements de cette déchèterie moderne à un fournisseur français et à l’attribution d’assiettes foncières dans le cadre de ce projet.

«(…) nous aimerions comprendre prestement comment, pour vous (le wali de Bejaia, NDLR), une entreprise française présentée comme leader dans la fourniture d’équipements de gestion de déchets était présente en sus d’une autre entreprise algérienne ? Nous sommes en droit de nous poser certaines questions quant à la transparence dans la gestion des deniers publics : Y a-t-il eu un avis d’appel d’offres international ou national ?

Comment ces entreprises se retrouveraient-elles détentrices du marché de fourniture d’équipements avant même l’approbation de l’étude ? Sans omettre l’opacité qui entourerait l’octroi d’assiettes de terrain au profit des uns ou des autres (…) », s’est interrogé le maire de Fenaïa dans une déclaration postée sur sa page Facebook. L’édile communal se dit même prêt à saisir la justice pour faire la lumière sur cette affaire. « (…) Cela mériterait bien que la justice apporte des éclaircissements afin de préserver les intérêts de l’État.

D’ailleurs, je me porterais volontiers partie civile si un projet implanté sur le territoire de ma commune faisait l’objet d’un octroi douteux!» a déclaré M. Bali. Par ailleurs, celui-ci, invité à la réunion de travail, tenue lundi dernier et consacrée à la présentation de ce projet par le bureau d’étude GAB, a quitté la salle de réunion pour protester contre le wali de Bejaia, qui a fait attendre ses invités plus deux heures.

«Après plus de deux heures d’attente non justifiées, le wali a enfin daigné montrer le bout de son nez et a présidé la réunion ; malencontreusement sans même un peu de considération envers tous les présents pour qui le temps reste une denrée rare! (…) ma réplique n’a connu nulle tempérance et lui a fait rappeler qu’«être en retard ne trahit pas un manque de temps, mais un manque d’égards», et à mon tour, j’ai appliqué la juste réciprocité du respect omnidirectionnel et j’ai quitté les lieux à son entame», a-t-il expliqué.

B. S.