Accueil A la une Le service maternité paralysé par une grève

Hôpital d'Azeffoun

Le service maternité paralysé par une grève

605

Le service de maternité de l’hôpital d’Azeffoun a été paralysé, hier, par une grève du personnel médical et paramédical. À travers cette action, les protestataires déplorent les conditions de travail qu’ils jugent «extrêmement difficiles». Selon les médecins exerçant dans ce service, il y a un manque de personnel paramédical flagrant. Ce qui rend inévitablement le travail dans le service extrêmement difficile.

D’après les témoignages des médecins du service, un seul infirmier et une seule sage-femme assurent la prise en charge des parturientes tout au long de la journée, ce qui est de loin insuffisant quand on sait que le service en question accueille des dizaines de parturientes par jour qui proviennent, non seulement, de la daïra d’Azeffoun, mais aussi de toutes les localités limitrophes, à l’image d’Azazga, Iflissen, Tigzirt, Boudjima, Makouda ainsi que de la wilaya de Béjaïa.

Le deuxième écueil déploré par les grévistes a trait au manque de moyens dont souffre le service de maternité du même hôpital, particulièrement en ce qui concerne le bloc opératoire où se déroulent les accouchements par césarienne. «Le bloc opératoire n’est même pas doté du strict minimum. Comment voulez-vous qu’on travaille si le minimum n’est pas assuré.

On met inévitablement en danger la vie des parturientes que nous recevons quotidiennement», a regretté un autre médecin. Tout en reconnaissant la légitimité des revendications exprimées aussi bien par le personnel médical que par le personnel paramédical du service de maternité de l’hôpital qu’elle dirige, la directrice a en revanche rassuré que de nombreuses réunions ont eu lieu ces derniers temps entre toutes les parties concernées pour essayer de dégager des solutions concrètes et adéquates qui amélioreront, à coup sûr, les conditions de travail.

Il s’agit en priorité de renforcer l’équipe paramédicale, notamment en infirmières et en sages-femmes pour alléger la charge du travail qui pèse sur les deux seuls qui existent actuellement. Aussi, la directrice de l’hôpital d’Azeffoun s’est engagée à régler le problème du manque de moyens surtout au niveau du bloc opératoire.

Aomar M.