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BÉJAÏA - Pénétrante autoroutière

L’entreprise chinoise sommée de renforcer le chantier

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L’étape la plus compliquée dans la réalisation de la pénétrante autoroutière reliant Béjaïa à Ahnif se situe au niveau du tunnel de Sidi Aïch, dont les travaux se poursuivent avec beaucoup de prudence. C’est le groupement d’entreprises sino-algérien (CRCC-SAPTA) qui est chargé des travaux de ce tunnel, mais qui a enregistré un grand retard au niveau de ce site qui sera prolongé jusqu’à la ville d’Amizour et qui permettra l’évitement total de la ville de Sidi Aïch où il est enregistré à longueur de journée des embouteillages monstres.

Dans ce sillage, le wali de Béjaïa a effectué, mercredi dernier, une visite d’inspection sur les chantiers de la pénétrante autoroutière de Béjaïa dans sa section allant d’Akhenak vers Sidi-Aïch. Cette sortie sur le terrain fut entamée au niveau du tronçon PK44 à Akhenak situé entre Takrietz et Sidi-Aïch. Sur site, le premier responsable de la wilaya a exigé de l’entreprise chinoise CRCC en charge des travaux, de « renforcer le chantier en moyens humains et matériels afin de livrer ce tronçon au plus vite ».

En outre, le directeur des travaux publics de la wilaya a été instruit afin « de procéder dorénavant à la livraison d’un tronçon de la pénétrante dès l’achèvement des travaux puis entamer un autre et ainsi de suite ». Selon la chargée de communication de la wilaya de Béjaïa, le taux d’avancement de ce tronçon reliant la localité d’Akhnak jusqu’à Amizour via la localité de Sidi-Aïch est estimé à 60%.

La même source affirmera que le wali a tenu à rassurer le responsable de l’entreprise chinoise que dès le début de la semaine que leurs besoins en matière de TVO seront pris en charge par l’administration afin d’augmenter la cadence des travaux de réalisation de la pénétrante autoroutière. Il faut noter que leurs multiples démarches afin de s’approvisionner en tout-venant pour les besoins de l’autoroute sont restées vaines après avoir maintes fois sollicité les APC et les directions de wilaya pour les autorisations d’extraction et d’usage. «Il y a d’énormes oppositions et nous sommes à chaque fois bloqués tantôt par une APC, tantôt par des citoyens et aussi par les directions pour les autorisations. Cet état de fait ralentit les chantiers car cette matière est primordiale», a déclaré un responsable au niveau d’une des bases du chantier du CRC à Semaoun.

Quatre sous-traitants jettent l’éponge

Outre la problématique du TVO qui se pose à maintes fois, nous avons pu constater de visu le manque de main d’œuvre sur les chantiers. À signaler aussi, selon des responsables travaillant dans cette section de la pénétrante autoroutière de Bejaia, que quatre sous-traitants ont quitté les chantiers ces derniers mois avec leurs matériels pour faute de payement. Les sous-traitants avec la société chinoise en charge des travaux ont quitté, en effet, les chantiers avec leurs matériels et ce, après avoir attendu vainement le règlement de leurs factures et leur payement obtenu au compte goutte.

C’est dire que la situation sur les chantiers, notamment la section de Akhenak vers Sidi Aïch et l’échangeur d’Amizour, sur 26 km, est délicate d’où la présence, mercredi dernier, du wali sur les lieux afin de secouer le cocotier. Cela dit, les travaux de cette pénétrante autoroutière reliant la ville de Béjaïa à l’autoroute Est-ouest au niveau d’Ahnif, sur 100 km, confiés au groupement algéro-chinois composé de Sapta et CRCC, ont été lancés en décembre 2013. Le montant initial avancé pour le projet a été de 101 milliards de dinars.

Achour Hammouche