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PRÉSIDENTIELLE - Au quatrième jour de la campagne électorale

Les candidats à cadence variable

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Le candidat Abdelkader Bengrina semble donner de la cadence à sa campagne électorale, à travers des contacts directs avec les citoyens. Hier, il était en sortie de proximité à Alger, pendant que Benflis s’est envolé à Adrar, Tebboune était au repos et Belaïd à Mascara. Le chef du parti islamiste (Mouvement El Bina) se vante d’ailleurs d’être le seul à avoir entamé la campagne électorale par des rencontres et des contacts directs avec les citoyens : «Ceux qui ont peur du peuple algérien ont entamé leur campagne depuis les tombes, les cimetières et les hôtels. Nous, nous avons marqué notre présence au cœur du symbole du Hirak populaire, c’est le marqueur de notre sincérité», a-t-il déclaré avant-hier soir à Boumerdès.

Bengrina insiste et assure «ne pas avoir peur d’affronter l’adversité où qu’elle soit». S’agissant de ses promesses électorales, Abdelkader Bengrina fait le serment «que l’Algérie prendra sa place sur la scène internationale en tant que puissance régionale». Dans un meeting animé avant-hier en fin de journée à Relizane, Abdelaziz Belaïd a quant à lui scandé que «la nouvelle Algérie ne pourrait être bâtie sur les ruines de l’ancien système». Pour lui, «il est primordial d’entamer la révision de la Constitution, avant de parvenir à l’édification d’une économie solide».

L’élection présidentielle constitue à cet effet «l’unique solution», dira-t-il, appelant à se rendre aux urnes et à voter massivement, car «c’est l’unique moyen, et le plus sûr, de changer et espérer un avenir meilleur pour les générations futures». Et de justifier sa participation à la présidentielle : «Je me suis porté candidat à l’élection du 12 décembre car j’y vois l’unique solution pour sortir le pays de la crise actuelle». Et d’affirmer qu’il est «conscient qu’une partie de la population rejette l’élection, mais à tous ceux-là, nous leur demandons de nous apporter des solutions.

Quelles alternatives vous proposez ? Devons-nous rester les bras croisés et regarder notre pays s’engouffrer davantage dans la crise ?». Le candidat du RND, Azeddine Mihoubi, lui, était l’invité du forum du quotidien El Mihwar où il a évoqué les grandes lignes de son programme électoral, tout en affirmant que «personne ne détient l’information sur la vraie somme d’argent détournée en Algérie». «Seuls ceux qui ont dilapidé l’argent du peuple savent combien ils ont pris», a-t-il répondu à une question de savoir s’il détenait une information sur la valeur de l’argent détourné.

Mihoubi promet néanmoins de mettre en œuvre un moyen qui lui permettrait, s’il est élu président de la République, de récupérer l’argent public détourné. «L’indépendance de la justice est source du bien-être collectif», a encore dit Mihoubi qui a brossé un tableau noir sur la situation économique du pays, insistant à dire que «l’ère du pétrole est révolue et il est impératif de penser à d’autres secteurs à même de lancer l’économie nationale».

M. A. T.