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Les contractuels du dispositif PID réclament leur intégration

BOUIRA - Rassemblés hier devant la Direction de l’emploi

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Plusieurs dizaines de jeunes fonctionnaires, recrutés dans le cadre du dispositif d’insertion social des jeunes diplômés (PID) ont organisé, hier, une nouvelle action de protestation devant la Direction de l’emploi de la wilaya de Bouira.

Ayant signé des contrats de deux années non-renouvelables, ils ont réclamé leur intégration dans les postes qu’ils occupent ou dans lesquels, ils ont exercé, sachant également que leurs contrats à durée déterminée n’ont pas été renouvelés. Les protestataires ont dénoncé aussi la «marginalisation des pouvoirs publics de cette catégorie», qui n’est toujours pas incluse dans le dispositif pour l’intégration des contractuels de la Fonctionne publique.

A propos de cette revendication, un représentant des jeunes contractuels a affirmé qu’aucune réponse n’a été fournie pour le moment par les pouvoirs publics, aux nombreuses demandes et requêtes qu’ils leur ont adressées.

«C’est le silence observé par les pouvoirs publics concernant notre situation qui nous agace ! Nous sommes victimes de plusieurs injustices, comparativement à nos confrères du pré-emploi recrutés dans le cadre des contrats PAID et CID. La première injustice est celle des salaires, puisque nos paies sont de 5 000 DA, soit une différence de 10 000 DA, comparativement aux salariés du pré-emploi. La deuxième injustice est celle de la nature de nos contrats de deux années et qui ne sont pas renouvelables et la troisième, la plus grave à nos yeux, est que nous ne sommes pas concernés par le processus d’intégration décidé par le gouvernement !

Face à cette situation, nous n’avons pas d’autre choix que de protester, afin d’exprimer notre revendication légitime, qui est l’intégration de l’ensemble des détenteurs des contrats PID dans les postes qu’ils occupent ou dans lesquels, ils ont exercé par le passé», a expliqué notre interlocuteur, qui a ajouté qu’une coordination nationale des fonctionnaires du filet social est actuellement en cours de création : «Les pouvoirs publics doivent se pencher sur notre cas rapidement, notamment en procédant à travers une dérogation spéciale, au renouvellement de l’ensemble des contrats expirés et, ensuite, au lancement d’un processus organique pour notre titularisation, au niveau des administrations publiques, où nous occupons des postes d’emploi vacants. Telle est la proposition que nous allons faire prochainement dans le cadre d’une coordination nationale, en cours de création. Nous allons multiplier les actions de protestation au niveau de chaque wilaya et à Alger devant les sièges du Gouvernement et de la Présidence», a assuré notre vis-à-vis.
Oussama Khitouche