Accueil National Les dialogues qui font face aux surdités

Point du jour

Les dialogues qui font face aux surdités

31

Par S Ait Hamouda
Serait-on face aux dialogues qui se mettent à fourvoyer les uns et les autres, de ces dialogues qui semblent remuer le monde et auxquels on accorde beaucoup de crédit ? Entre l’un, celui de Karim Younès, qui a tout l’air d’avoir du plomb dans l’aile, et l’autre, celui de la société civile, l’opposition, les personnalités, lequel semble tout à fait faisable. Entre les deux, il y a un dilemme qui ne fait aucun doute, le premier, qui a répondu globalement au «hirak» en répondant à ses desideratas, en n’acceptant pas les partis ayant soutenu Bouteflika à siéger parmi eux, ni l’armée, ni l’actuel pouvoir. Sans arriver à lancer ses pourparlers.

Il marque le pas, quelles que soit les concessions faites au peuple. Le second, avant le commencement du dialogue préconisé par les syndicats, est assuré de réussir son pari. Cela s’appelle, de quelque partie qu’on prenne le morceau, jouer à «je te tiens tu me tiens par la barbichette», rien que ça.

Tout le monde est d’accord que le dialogue est la condition «sine qua non» de sortie de crise. Malheureusement, l’Algérie cherche rapidement une issue à ce qui l’accable, que ce soit du premier collège, ou du second, appelons-les ainsi, pour mieux les comprendre et partant, on saisira mieux ce qui fait les intérêts entre les deux propositions, ce qui fait qu’entre les deux, il y a de fortes dissensions qui tirent chacun de son côté.

La disparité des discours ne mène qu’à des animosités fortes qui ne résoudront pas dans ces conditions les problèmes qui se posent au pays. Nonobstant, que ce soient les conditions posées ou celles traitées par l’une ou l’autre, la commission de Karim Younès ou celle du CSA, ne seront pas susceptibles de trouver une solution à la sortie du schmilblick qui dérange aujourd’hui l’Algérie. Par contradiction maladive on se trouvera à ânonner des semblants d’issues qui ne seront pas celles qu’attendent les Algériens, sinon à baragouiner au-delà de la raison jusqu’à la fin. On doit se concerter, s’accommoder l’un de l’autre, du moment qu’on ne peut pas par la contestation faire œuvre utile pour notre pays.
S. A. H.