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Bouira - Une commission d’enquête dépêchée sur place hier

Les fonctionnaires de l’UFC toujours en grève

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En grève depuis mercredi dernier, les fonctionnaires de l’Université de la formation continue (UFC) de Bouira ne décolèrent pas.

En effet, ils sont montés au créneau, hier, en organisant un rassemblement à l’intérieur du centre en question. Les fonctionnaires protestataires ont également boycotté toutes les activités pédagogiques et les examens du deuxième semestre, au même titre que les concours de recrutement de la Fonction publique, qui se tiennent au niveau de leur centre. Les concours, en plus des examens, ont été reportés à une date ultérieure. Pour rappel, ces fonctionnaires grévistes réclament le départ du directeur de l’UFC, auquel ils reprochent «plusieurs décisions arbitraires et son comportement humiliant» à leur égard.

Ces derniers ont aussi dénoncé «le non-respect de la réglementation» et son manque de communication avec les fonctionnaires, ce qui a provoqué, selon-eux, une dégradation de la relation de travail entre les deux parties : «Nos conditions de travail sont dégradées, nous manquons de moyens et de personnel et la charge de travail est colossale ! Malgré cela, nous avons assuré nos missions convenablement et jamais nous avons manqué à nos devoirs. Malheureusement, malgré notre dévouement, le directeur ne semble guère se soucier de nous !

Au lieu de nos ouvrir les portes du dialogue et d’écouter nos doléances, il nous menace de sanctions administratives, alors que nous ne réclamons que nos droits d’une manière réglementaire !», nous a expliqué, hier, l’un des grévistes. Ces fonctionnaires dénoncent aussi une gestion «hasardeuse» des horaires de travail et même des moyens de l’UFC mais aussi des absences répétées et prolongées, ce qui perturbe le bon fonctionnement de cet établissement. «Nous sommes victimes d’une gestion hasardeuse et injuste, au sein de l’établissement. Nous sommes régulièrement mis en demeure et sanctionnés pour des fautes qui n’ont jamais existé.

Le malheur, c’est que nous n’avons jamais l’occasion de nous expliquer. Même la structure du centre est dégradée, les enseignants travaillent dans des conditions lamentables et jamais nos doléances n’ont été prises en compte par le directeur. Cette situation dure depuis 17 ans, et ce depuis son installation à la tête de l’UFC de Bouira. C’est pour cela que nous réclamons son départ, afin d’atténuer la tension et assoir un climat sain de dialogue entre nous et les responsables du centre», ajoute notre interlocuteur. Nous avons essayé de joindre le directeur de l’UFC, hier, mais toutes nos tentatives sont restées vaines. Ce dernier était absent lors de notre passage sur les lieux.

Cependant, dans une déclaration à nos confères de la Radio locale, il avait nié en bloc les accusations des fonctionnaires, en assurant «qu’il n’a fait qu’appliquer les lois de la République». Il a, au passage, accusé certaines «personnes malintentionnées» de vouloir déstabiliser l’établissement en question. A noter qu’une commission d’enquête a été dépêchée hier par l’Office national de développement et de promotion de la formation continue, selon certains fonctionnaires.

Oussama K.