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ÉDUCATION - Menace d’une grève cyclique hebdomadaire de trois jours

Les instituteurs haussent le ton

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Les enseignants du primaire ne semblent pas vouloir faire marche arrière, «jusqu’à la satisfaction totale» de leurs revendications. Le courant ne passerait plus entre le ministère de l’Éducation nationale et la coordination des enseignants du primaire. Après l’échec de sa rencontre avec les représentants du ministère, la dite coordination brandit la menace d’une radicalisation de son mouvement de grève. Les enseignants menacent en effet d’enclencher une grève de trois jours reconductible chaque semaine, à partir du 18 novembre prochain. Ils affirment «n’avoir pas trouvé un terrain d’entente avec les représentants du ministère de l’Éducation» sur leur plateforme revendications, qui comprend 13 points.

Ils exigent, par ailleurs, une rencontre avec le ministre Abdelhakim Belabed «et non pas avec les représentants de son département». Pour rappel, la coordination des enseignants du primaire exigent «la modification du statut particulier, de sorte à reclasser les enseignants du secondaire, du moyen et du primaire au même grade de base», elle réclame aussi «la diminution du volume horaire des instituteurs par rapport à leurs collègues du moyen et secondaire». Le SNTE demande également «l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa délivrance en 2014, le recrutement de superviseurs afin d’assurer l’encadrement des élèves dans la cour et les cantines afin de permettre aux enseignants de se consacrer à leurs tâches pédagogiques et réinstaurer le système de spécialisation dans l’enseignement primaire, notamment pour l’éducation».

Ce syndicat demande à ce propos, «la création de nouveaux grades d’enseignants pour les matières scientifiques, littéraires et l’éducation physique (sport), la révision des programmes pédagogiques pour notamment alléger le poids des cartables et la révision des calendriers des vacances et de la rentrée scolaires pour les régions du sud du pays». En plus, le SNTE réclame «la restitution du droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge, la régularisation de la situation des enseignants formés après le 3 juin 2012 afin de leur permettre de bénéficier des différentes promotions, la réouverture du dossier de médecine du travail et l’ouverture de suffisamment de postes pour la promotion au grade d’enseignant principal et enseignant formateur».

L. O. CH.