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DRAÂ EL-MIZAN - Projet des 1 500 logements AADL

Les ouvriers algériens débrayent

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Les ouvriers algériens employés par l’entreprise chinoise en charge du projet de 1 500 logements AADL, dont le chantier a été implanté en contrebas du CFPA Saïd Krim, ont observé, hier, une journée de grève. Ils réclamaient, entre autres, des tenues de travail adéquates, la réduction du nombre d’heures par jour et le versement de leurs salaires à temps. «Nous sommes contraints à travailler neuf heures par jour. Le travail est difficile et nos employeurs n’ont pas daigné nous prémunir contre les dangers.

Nous réclamons des chaussures de sécurité et des combinaisons ainsi que des bottes parce que le site est argileux. Certains travaillent avec des chaussures classiques. Nous dénonçons aussi les licenciements injustifiés», confiait hier un des grévistes. Ces derniers avaient procédé à la fermeture du chantier, obligeant leurs homologues chinois à suivre la grève. Vers dix heures, une délégation des travailleurs, du directeur de l’entreprise et de son chef de projet a été reçue par l’inspecteur de travail. Selon un membre de la délégation, tous les points ont été discutés et des décisions ont été prises séance tenante. «Concernant les heures de travail, elles sont réduites à huit heures par jour au lieu de neuf.

Au-delà de quarante heures par semaine, les heures travaillées seront comptabilisées en heures supplémentaires. Les responsables de l’entreprise ont promis, par ailleurs, de nous donner des tenues de travail adéquates. Quant à nos salaires, ils seront, désormais, versés le quinze de chaque mois au lieu du vingt», expliquera le même interlocuteur. Ce dernier a ajouté qu’auparavant, il fallait travailler cinquante jours, presque deux mois, pour être payé.

Dans l’après-midi, la grève a été levée et les ouvriers chinois avaient été autorisés à reprendre le travail, car ils avaient une tâche urgente à accomplir. Ils devraient faire couler une plateforme avant l’arrivée des pluies, sachant que ce site a déjà connu des éboulements qui avaient causé des dégâts aux terrassements et aux fondations. Les grévistes ont décidé de reprendre le travail aujourd’hui (jeudi), tout en espérant que tous les engagements pris seront respectés par les responsables chinois.

Amar Ouramdane