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1 300 vendeurs à la sauvette à travers une quarantaine de points de vente illicites

L’informel prend de l’ampleur

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Pas moins de 1 300 vendeurs à la sauvette ont été recensés à travers une quarantaine de marchés informels à l’échelle de la wilaya de Boumerdès. Le phénomène du commerce informel prend de l’ampleur devant l’inertie et l’immobilisme des responsables locaux. Ces derniers sont indexés de ne pas faire le nécessaire pour lutter contre ce phénomène qui menace l’économie locale, notamment au niveau des localités dépourvues de zones d’activités pouvant faire rentrer des recettes nécessaires pour leur survie.

Les communes à fortes densité démographiques sont les plus exposées au développement du commerce informel, à l’image de Khemis El Khechna où pas mois de 400 vendeurs à la sauvette occupent les trottoirs et les espaces publics. Quelque 150 autres sont recensés à Chabet El Ameur et 100 à Ouled Moussa, une centaine d’autres à Bordj Ménaïel et à des degrés variés dans les communes de Naciria, Baghlia, Issers et Boudouaou.

Les efforts déployés pour venir à bout de ce phénomène n’ont pas eu l’effet escompté et les autorités doivent passer à une autre étape ou trouver une autre solution adéquate au lieu de construire des marchés couverts pour les laisser fermés après leurs réalisations. Initiative de réaliser des marchés couverts à travers plusieurs communes de la région a revêt un échec cuisant, surtout lorsqu’on sait que la quasi-totalité de ces lieux de négoce sont fermés et certains n’ont pas vu le jour alors que d’autres sont à l’arrêt.

Dix-sept marchés couverts ont été réalisés mais peu sont ouverts, à l’exemple de celui d’Ait Amrane. Ceux des Issers, deux sont achevés alors que le troisième est à l’arrêt où moment où l’informel gagne d’espace et se prolifère. À Chabet El Ameur, les deux marchés couverts réalisés ces quatre dernières années sont à l’abandon. Les marchands et les commerçants les ont quittés peu de temps après leur transfert. Ils ont retourné aux lieux qu’ils occupaient avant au niveau de l’artère principale de la ville.

Un autre marché de proximité contenant 21 box, qui a été réalisé récemment sur budget communal, risque de provoquer un désaccord entre les commerçants au nombre de 80. Récemment, ces locaux ont été octroyés aux commerçants, mais à ce jour ils restent inoccupés. Idem pour celui de Koudiet Layrayes qui est devenu un haut lieu de la débauche. L’inertie des responsables locaux, absent pour des raisons de luttes partisanes ayant conduit au blocage de l’APC durant plus de huit mois, des individus y ont fait éruption et ériger leurs petits commerces.

À Figuier, le marché couvert réalisé pour canaliser les vendeurs de sardine et des produits de mer en général, a été déserté peu après avoir été inauguré. Malgré cela, les responsables locaux pensent à réaliser de nouvelles pêcheries à travers les communes balnéaires de la wilaya. Idem pour les locaux du Président qui sont abandonnés. Aucun programme réalisé à coups de millions de DA n’est réussi. Au contraire, ils sont devenus des lieux de débauche pour les délinquants.

Les 100 locaux du Plateau à Khemis El Khechna, par exemple, sont devenus une décharge par excellence où d’importantes quantités de déchets et d’ordures ménagères y sont jetées quotidiennement. Les autorités de wilaya ont décidé de les transférer en écoles primaires afin de parier au problème de surcharge des classes dans cette région peuplée. Lors de ses interventions devant les responsables locaux et les directeurs exécutifs, le wali de Boumerdès tenait toujours un discours très ferme à l’encontre de l’informel, de la propreté et les écoles primaires.

Y. Z.